Sommes-nous maîtres de nos désirs ? *
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : Sommes-nous maîtres de nos désirs ?
Le désir est un mouvement qui, au-delà du besoin en tant que tel, nous porte vers une réalité que l'on se représente comme une source possible de satisfaction.
Mais ce désir est-il maîtrisable ? Dans la mesure où il est un mouvement dont l'individu est conscient, on peut supposer que l'on peut en être maître. Cependant, ce n'est pas l'impression que l'on a au premier abord ; on ressent plutôt comme une pression extérieure de la part des désirs.
.. » Pour Descartes, il s'agit donc de choisir ses désirs parmi ceux qui sont possibles ou réalisables dans la mesure où ils sont en adéquation avec la nature. Donc, il s'agit d'accorder désir et raison en éloignant ce qui n'est pas raisonnable. III - Le désir comme essence de l'homme Spinoza, Ethique, Livre III : « Toute chose s'efforce - autant qu'il est en son pouvoir - de persévérer dans son être. L'effort par lequel toute chose s'efforce de persévérer dans son être n'est rien d'autre que l'essence actuelle de cette chose. Cet effort, en tant qu'il a rapport à l'âme seule, s'appelle : Volonté. Mais lorsqu'il a rapport en même temps à l'Ame et au Corps, il se nomme : Appétit. L'appétit, par conséquence, n'est pas autre chose que l'essence même de l'homme, de la nature de laquelle les choses qui servent à sa propre conservation résultent nécessairement ; et par conséquent, ces mêmes choses, l'homme est déterminé à les accomplir. En outre, entre l'appétit et le désir il n'existe aucune différence, sauf que le désir s'applique, la plupart du temps, aux hommes lorsqu'ils ont conscience de leur appétit et, par suite, le désir peut être ainsi défini : « le désir est un appétit dont on a conscience. » Il est donc constant, en vertu des théorèmes qui précèdent, que nous ne nous efforçons pas de faire une chose, que nous ne voulons pas une chose, que nous n'avons non plus ni l'appétit ni le désir de quelque chose parce que nous jugeons que cette chose est bonne ; mais qu'au contraire bous jugeons qu'une chose est bonne parce que nous nous efforçons vers elle, que nous la voulons, que nous en avons l'appétit et le désir. » Pour Spinoza, le désir constitue notre nature, notre essence.
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