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Sujet : Sommes-nous responsables des actions d'autrui ?

Définitions des termes :
  • responsabilite : Caractère de celui qui doit répondre devant sa conscience ou devant Dieu de ses actes et de ses pensées.
  • action : On peut dégager plusieurs acceptions de ce terme. 1/ L'action est tout d'abord une opération d'un être considérée comme produite par cet être lui-même et non par une cause extérieure. L'action est celle du sujet qui agit. 2/ L'action c'est aussi l'effort, le travail, l'activité non plus comme processus opératoire à proprement parler mais comme se distinguant du repos et de l'inactivité. 3/ L'action se pense aussi directement dans son opposition à l'intelligence, la réflexion et la pensée : c'est la spontanéïté des êtres vivants, et plus précisément de l'homme considérée comme se distinguant de la représentation. NB :Nous ne prenons volontairement pas en considération l'action au sens d'influence d'un corps sur un autre. (Exemple : On parle à ce titre d'action de l'acide chlorydrique sur les métaux) En effet notre interrogation portant sur le lien « action » / « réflexion », cette acception ne nous semble pas prioritaire.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.

Extrait du corrigé : - En fait, encore, la conscience veut que la responsabilité soit partagée par l'homme qui force la volonté d'autrui, l'entraîne par l'exemple, les conseils, son ascendant, ou même qui, par ses complaisances, le laisse indécis et faible. La loi peut même définir certains de ces cas, pour établir une responsabilité légale ; par exemple : cas des complicités, de l'excitation directe, de la contrainte, des menaces, etc. III. - L'analyse des conditions générales d'une action humaine (voir sujet précédent) permettra d'établir un principe commun à tous ces cas : on est responsable dans la mesure où l'individualité entre comme élément dans le mécanisme des faits qui aboutissent à un acte. SI elle intervient à titre de facteur impersonnel, et non comme personnalité morale (par ex. : l'organisateur d'une entreprise, le possesseur d'une maison ou d'une voiture) : responsabilité civile ; si c'est comme volonté, qui pouvait prendre conscience des conséquences et de leur valeur : responsabilité morale ; si enfin il est a priori possible de définir des types d'actes ou d'intentions, ou en déterminer la portée sociale : responsabilité légale. - 1° Cela s'applique à la volonté étrangère à l'agent, qui entre dans le déterminisme de l'acte, comme à l'agent lui-même. - 2° A l'inverse la responsabilité d'autrui se limite dans la mesure où l'individu qui agit se montre capable de faire résistance à la volonté, ou à l'idée, ou au sentiment qui influent sur lui. (Par ex. : personnalité du lecteur ; indépendance relative du subordonné, etc.

Sommes-nous responsables des actions d'autrui ?

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Définitions

  • responsabilite : Caractère de celui qui doit répondre devant sa conscience ou devant Dieu de ses actes et de ses pensées.
  • action : On peut dégager plusieurs acceptions de ce terme. 1/ L'action est tout d'abord une opération d'un être considérée comme produite par cet être lui-même et non par une cause extérieure. L'action est celle du sujet qui agit. 2/ L'action c'est aussi l'effort, le travail, l'activité non plus comme processus opératoire à proprement parler mais comme se distinguant du repos et de l'inactivité. 3/ L'action se pense aussi directement dans son opposition à l'intelligence, la réflexion et la pensée : c'est la spontanéïté des êtres vivants, et plus précisément de l'homme considérée comme se distinguant de la représentation. NB :Nous ne prenons volontairement pas en considération l'action au sens d'influence d'un corps sur un autre. (Exemple : On parle à ce titre d'action de l'acide chlorydrique sur les métaux) En effet notre interrogation portant sur le lien « action » / « réflexion », cette acception ne nous semble pas prioritaire.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.

Problématique

Analyse.


•    Nous avons, à travers ce sujet, la possibilité de définir (ou redéfinir) ce qu’est al responsabilité de l’individu en tant qu’homme. En effet, nous devrons ici nous demander si la responsabilité est partagée par tous, et sous quelles conditions.
•    Mais, pour commencer, nous devrons définir quelques termes.
o    Autrui, tout d’abord. Par autrui, nous entendons tous les autres hommes, singulièrement ou non. En termes philosophique, le terme pose problème puisque c’est l’abord de l’autre comme nous-mêmes. Autrui, c’est à la fois moi et un autre. Je me reconnais en tout point en lui, à l’exception notable que ce n’est pas moi.
o    Ensuite, nous devrons définir ce que c’est qu’être responsable. C’est avant tout accepter et subir els conséquences de ses actes. La personne considérée comme étant responsable est l’auteur, la cause volontaire ou consciente de quelque chose.
•    La responsabilité rapporte donc à l’acte commis par soi. Nous sommes tous responsables de nos actes. Autrui, lui, me ressemble. Il peut agir comme moi. Et je peux être responsable vis-à-vis de lui.
•    Mais, selon les termes que nous venons de voir, à aucun moment nous en sommes responsables des ses actes, à lui. Il nous faudra donc, dans notre étude, déterminé dans un premier temps en quoi nous ne sommes pas naturellement responsables des actes d’autrui.
•    Mais, parce que cette responsabilité existe, nous devrons aussi rechercher, et désigner le cas échéant, les moments pour lesquels nous pouvons endosser al responsabilité des actes d’autrui.

Problématisation.


L’homme, en conscience, assume la responsabilité de ses actes. Chacun, dans la mesure de son champ d’action, assume ainsi. Mais est-il possible, pour un homme, d’envisager d’assumer aussi les actes d’autres hommes ? Autrement dit, sommes nous aussi responsable des actes d’autrui ? Après tout, n’y a-t-il pas une insondable différence entre mes actes et ceux d’autrui ? Pour autant, n’existe-t-il pas des cas, particuliers, pour lesquels nous puissions endosser la responsabilité des actes d’autrui ? Pour mieux comprendre la responsabilité que l’on peut avoir des actes de tout autre, nous verrons enfin ce que nous propose Hans Jonas et son principe responsabilité.



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