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Sommes-nous toujours conscients de nos désirs ?

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Sujet : Sommes-nous toujours conscients de nos désirs ?

Aperçu du corrigé : Sommes-nous toujours conscients de nos désirs ?



Publié le : 27/2/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	Sommes-nous toujours conscients de nos désirs 	?
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Sommes-nous toujours conscients de nos désirs ?



  • toujours : A tout moment, à toute époque ; éternellement, perpétuellement.
  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
  • désir : Ensemble des phénomènes organiques et psychologiques qui me poussent à posséder un objet en vue d'en tirer plaisir. Cet objet peut être matériel ou non.

L’homme est un être de désir. Puissance de négation et de transformation, de rêve et d’action, le désir est ce par quoi l’homme est ouvert à la dimension du possible et de l’imaginaire. Si le désir à la fois recherche et diffère sa satisfaction, c’est qu’il sent confusément qu’aucun objet ne lui convient. C’est pourquoi on peut tout aussi bien dire que le désir sait et qu’il ne sait pas ce qu’il veut. Présent, mais difficilement formulable, le désir nous échappe s’il s’agit de lui désigner un objet. Le désir semble illimité, et c’est cette démesure qui, d’abord, le rend problématique.



), associe à cette possession d'objet des satisfactions infinies, et crée ainsi une finalité illusoire : le joueur, par exemple, cherche-t-il l'argent, le plaisir ? « J'avais risqué ma vie et j'avais gagné. De nouveau j'étais un homme » s'écrie le héros de Dostoïevski dans son délire (Le joueur, chap. XVII). Le joueur cherche perpétuellement l'exaltation. Et le passionné souvent se croit libre puisqu'il poursuit de toutes ses forces et de toute son âme un objectif que nul ne lui a imposé. Mais à la lumière de Spinoza, il est clair qu'un sujet autant affecté par des objets ne peut être dit libre : « je dis que nous sommes passifs quand il se fait en nous quelque chose ou qu'il suit de notre nature quelque chose, dont nous ne sommes la cause que partiellement » (Ethique, III). En revanche, le désir (différent de la passion passive) est pour Spinoza une puissance positive d'affirmation de soi. Il est source de toute évaluation. C'est parce que l'on désire une chose qu'on dit qu'elle est bonne, et non parce que cette chose est bonne qu'on la désire : « le désir est un appétit dont on a conscience » (ibid, théorème VI, VII).
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Corrigé consulté par :
  • Kioushy (Hors-ligne), le 27/11/2011 à 27H15.
  • Nelly6888 (Hors-ligne), le 17/11/2008 à 17H20.
  • Sommes-nous toujours conscients de nos désirs ?

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