Sommes-nous toujours libres de nos décisions ?
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Aperçu du corrigé : Sommes-nous toujours libres de nos décisions ?
Publié le : 27/2/2005 -Format:
- toujours : A tout moment, à toute époque ; éternellement, perpétuellement.
- libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.
Lorsque nous prenons une décision nous pensons énoncer clairement un choix issu de notre propre conscience. Nous considérons que notre libre arbitre nous permet faire des choix qui découle d'une liberté innée de notre esprit soumis à aucune contrainte. Nous sommes persuadés d'être maîtres de nous même. Cependant, lorsque nous faisons des choix, nous sommes influencés par des facteurs multiples : le contexte, l'environnement, l'éducation, et d'autres choses qui peuvent nous échapper.
Chez les Stoïciens, la maîtrise de soi est primordiale, nous devons être maître de nos volontés. Or comment pouvons nous être surs de l'origine de nos décisions, ne sommes nous pas parfois obscurs à nous même. Lorsque nous prenons une décision en notre « âme et conscience » , ne rejetons nous pas la responsabilité de nos décisions sur une notion, à savoir l'âme, encore obscure à notre propre entendement?
Si nous prenons le point de vue de Freud, « l'homme n'est pas maître en sa propre demeure », cela ne signifie t il pas que nos choix sont influencés, voire guider, par une force qui échappe à notre volonté et notre raisonnement clair et limpide. Ce fonctionnement de l'esprit qu'est l'inconscient influence notre vie, nos choix et pourtant nous même, n'y ayant pas accès nous ne pouvons l'influencer. Suivre son inconscient ne signifie t il pas accorder une confiance absolue en cette nature qui nous compose mais nous maîtrise par la même occasion? De plus, lorsque nous agissons par instinct, nous pouvons prendre des décisions que notre raison ne peut expliquer elle-même. Sommes nous dans ce cas réellement libres de nos choix? Si par contre nous prenons la philosophie de Sartre, nous « sommes condamnés à être libres » c'est à dire que seul notre volonté est génératrice de nos choix, nous sommes responsables de nos passions c'est pour cela que nous projetons notre être, nous sommes créés mais nous créons notre vie, notre existence.
Il faudra donc déterminer nos capacités à faire des choix, d'un coté nous sommes influencés par notre inconscient, nos différentes expériences créent en nous un conditionnement qui engendrera nos décisions; cependant d'un autre côté nous sommes pleinement capables de choisir car même si nous ne sommes pas maître de notre inconscient, nous sommes responsables de notre vie.
C'est ainsi qu'il faut comprendre notre passage : la psychanalyse se propose de « montrer au moi qu'il n'est seulement pas maître dans sa propre maison, qu'il en est réduit à se contenter de renseignements vagues et fragmentaires sur ce qui se passe, en dehors de sa conscience, dans sa vie psychique ». La plupart des choses qui se passent dans l'âme échappent à la conscience. Pour Freud, o a surestimé le rôle de la conscience dans la vie de l'âme, et ainsi on s'est privé des moyens : ¨ De comprendre bon nombre de phénomènes comme les lapsus et les rêves ; ¨ De soigner un certain nombre de maladies, qui ne peuvent s'expliquer que par le conflit psychique qui agite le patient. Adopter l'hypothèse de l'inconscient permet de comprendre et de guérir, c'est un gain de sens et de pouvoir. Le but de la psychanalyse est alors de faire en sorte que l'individu, au lieu de subir les forces qu'il ignore et ne contrôle pas , puisse recouvrer sa liberté. En effet, la psychanalyse découvre que « Je est un autre » pour reprendre Rimbaud. Il y a en moi un autre , un ensemble de forces, un inconscient qui me pousse à agir malgré moi. Je subis un conflit dont je n'ai pas conscience, qui est souvent la trace d'un choc vécu durant l'enfance. En ce sens je suis un être passif et agi, qui n'a ni le contrôle de lui-même, ni de son passé, un être scindé. Le but de la cure est de faire en sorte que je prenne conscience de ce conflit, que je reprenne la maîtrise de mon histoire.
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