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La succession des théories scientifiques contredit-elle l'idée d'un ordre permanent de la nature ?

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La succession des théories scientifiques contredit-elle l'idée d'un ordre permanent de la nature ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : La succession des théories scientifiques contredit-elle l'idée d'un ordre permanent de la nature ?



Publié le : 30/7/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	La succession des théories scientifiques contredit-elle l'idée d'un ordre permanent de la nature	?
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  • théorie : Du grec theôria qui signifie procession, spectacle, action d'observer ce spectacle, spéculation. 1- Comme distincte de la pratique : conception rationnelle d'un certain état de faits, d'une activité ou d'une conduite, prenant en considération leur nature essentielle ou leur conformité à un idéal. La théorie pure n'est pas chargée de prendre en compte les applications d'un savoir ou d'un principe, mais elle peut donner naissance à des théories plus spécialement attachées à ces applications et qui trouvent en elle leurs fondements. Il est en général plus pertinent de considérer l'articulation de la théorie et de la pratique que leur coupure. - Spinoza, Traité politique, ch. 1, § 1 à 4. - Leibniz, Nouveaux Essais sur l'entendement humain, livre 4, ch. 6, § 9. - Kant, Théorie et pratique. 2- Du point de vue logique : système hypothético-déductif dans lequel théorèmes et conséquences sont dérivés de prémisses (axiomes, postulats, définitions, hypothèses) d'après des règles strictes et explicites. 3- Comme distincte de l'expérience : construction rationnelle et synthétique permettant de déduire d'un certain nombre de principes des lois qui expriment les propriétés des objets étudiés, ainsi que les relations des phénomènes à leurs causes ou conditions. Système formel pourvu d'une interprétation empirique, et non simple décalque de l'expérience, la théorie d'un ensemble délimité de phénomènes vise à la coordination des lois qui leur sont applicables. Différente d'une doctrine, elle est construite pour être systématiquement mise à l'épreuve, corrigée, complétée. Distincte d'un agrégat d'opinions, elle résulte d'une élaboration méthodique effectuée selon des règles explicites et, dans les sciences exactes, sur la base d'une formalisation mathématique. Sa fécondité est évaluée d'après sa capacité prévisionnelle et explicative. - Bernard, Introduction à l'étude de la médecine expérimentale, 1er partie, ch. 1 / 3e partie, ch. 1, 2e section. - Canguilhem, Leçon sur la méthode. 4- Par appauvrissement : spéculation plus ou moins éloignée des faits.
  • scientifiques : Le mot « science », du latin scientia, signifie connaissance. La démarche scientifique s'appuie sur un refus des dogmes et sur un examen raisonné du monde. Si au départ, la science est directement liée à la philosophie et a pour tâche d'élucider les mystères du monde par l'intermédiaire de la raison, elle devient peu à eu indépendante de cette démarche philosophique et se divisent en plusieurs disciplines particulières (chimie, physique, optique etc.). Le scientifique est donc un spécialiste dans un domaine particulier de la science, une personne qui se consacre à l'étude rigoureuse d'un champ déterminé et qui découvre et produit des connaissances qui résistent à l'examen critique rationnel et qui sont sensées faire avancer l'homme et améliorer l'humanité.
  • idée : Parfois synonyme de représentation mentale, parfois de concept (idée générale et abstraite); dans le platonisme, et avec un I majuscule, les Idées sont les modèles des choses, existant en soi, que l'âme contemplait avant son incarnation. Nous fabriquons les concepts, nous contemplons les Idées.
  • ordre : L'ordre naturel repose sur des lois que la raison est capable de découvrir. L'ordre social repose sur des décrets qui, idéalement, devraient être des décrets de la raison et qui, de fait, dépendent plus des circonstances, d'intérêts politiques, économiques ponctuels.
  • nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.

L'objection commune faite aux sciences consiste à mettre en doute leur fiabilité dans la mesure où de siècle en siècle des erreurs ont été révélées qui battent en brèche les certitudes acquises. La nature ne change pas si le point de vue que les hommes ont sur elle, lui, change. En revanche, qu'est-ce qui est sous-entendu par l'idée d'un « ordre » de la nature ? Le mot lui-même ne serait-il pas conditionné dans son emploi par la référence à un certain stade de la théorie ?



 » Gaston Bachelard, Le nouvel esprit scientifique. Ce qui signifie que dans les sciences, ce qui prime, c'est 1) l'examen interne de la cohérence de la théorie, 2) la manière dont la théorie se trouve confrontée aux faits et 3) la relation que les théories entretiennent entre elles. Gordon Kane, physicien contemporain écrit à ce sujet : « Pour toute théorie effective, on trouve de nouvelles règles, et de nouvelles propriétés surgissent qui n'étaient pas prédictibles, en pratique. On les appelle souvent 'propriétés émergentes' » Supersymétrie, et encore : « Toutes les théories effectives s'appuient sur d'autres : la succession des théories effectives, jusqu'à la théorie ultime ». La succession et le mouvement sont donc parties intégrantes du processus explicatif et logique. Le passage d'une théorie à l'autre est un progrès. Mais ce progrès a un prix assez lourd : il oblige à reconnaître qu'une théorie scientifique est provisoire. Une théorie scientifique ne vaut que tant que l'on n'a pas pu en trouver de meilleure. Une théorie est provisoire parce qu'elle est scientifique. Deuxième partie : Ordre et permanence Le mot nature est ambigu.


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Problématique

». Et, dans l'Éthique, I, p. 29, scolie : « Par Nature Naturante, il faut entendre ce qui est en soi et est conçu par soi, autrement dit les attributs de la substance qui expriment une essence éternelle et infinie, c'est-à-dire Dieu, en tant qu'il est considéré comme cause libre. Par Nature Naturée j'entends tout ce qui suit de la nécessité de la nature de Dieu, autrement dit de la nécessité de chacun des attributs de Dieu en tant qu'ils sont considérés comme des choses qui sont en Dieu et qui ne peuvent être ni être conçues sans Dieu. » Troisième partie : Une opposition réductrice La différence de la raison et de la nature ne définit pas un antagonisme, qui se résoudrait par un triomphe de la raison sur la nature : la volonté des hommes est intervenue plus souvent pour entraver ou arrêter cette tendance que pour l'accélérer.

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Plan détaillé

Textes / Ouvrages de référence

Citations

(...) quand on parle d'un -ordre de succession dans la durée, et de la réversibilité de cet ordre, la succession dont il s'agit est-elle la succession pure (...) sans mélange d'étendue, ou la succession se développant en espace, de telle manière qu'on en puisse embrasser à la fois plusieurs termes séparés et juxtaposés? La réponse n'est pas douteuse (...) si l'on établit un ordre dans le successif, c'est que la succession devient simultanéité et se projette dans l'espace., H. BERGSON, Essai sur les données immédiates de la conscience, p. 76.

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Enfin ceux qui généralisent ne pourront faire des théories durables qu'autant qu'ils connaîtront par eux-mêmes tous les détails scientifiques que ces théories sont destinées à représenter., Cl. BERNARD, Introd. à la médecine expérimentale, I, I, p. 63.

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Elle serait capable d'assigner a priori les résultats du concours de causes indépendantes dans des cas où nous sommes obligés de recourir à l'expérience, à cause de l'imperfection de nos théories et de nos instruments scientifiques. Antoine Cournot, Essai sur les fondements de nos connaissances et sur les caractères de la critique philosophique

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Elle serait capable d'assigner a priori les résultats du concours de causes indépendantes dans des cas où nous sommes obligés de recourir à l'expérience, à cause de l'imperfection de nos théories et de nos instruments scientifiques. Antoine Cournot, Essai sur les fondements de nos connaissances et sur les caractères de la critique philosophique

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.1 Les esprits de second ordre à propos de tout font des théories et d'un livre en gardent que ce qu'il y a de nouveau dans la façon de comprendre la lutte des classes ou les rapports de l'amour avec l'activité., PROUST, Jean Santeuil, Pl., p. 453.

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Selon Popper, une proposition sera dite «falsifiable» s'il existe au moins un énoncé d'observation qui la contredit, c'est-à-dire s'il est possible de déduire de cette proposition la négation d'un énoncé d'observation. Elle sera considérée comme falsifiée si nous avons accepté un énoncé d'observation qui la contredit., La Recherche, nov. 1974, p. 956.

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Sans être un institut religieux proprement dit, le Tiers Ordre est, comme son nom l'indique, un Ordre : ordre d'une nature spéciale puisqu'il est ouvert même à ceux devant qui le cloître ferme ses portes; mais ordre véritable parce qu'il propose à ses membres l'essence même de la vie religieuse (...), R. LESAGE, Dict. de liturgie romaine.

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Que nos théories scientifiques soient liées aux règles de fonctionnement de notre esprit, à la structure de notre raison, aux concepts dont nous disposons, c'est certainement un point dont aucun savant doué d'un esprit tant soit peu critique n'a naturellement jamais pu faire entièrement abstraction (...), L. DE BROGLIE, Physique et Microphysique, p. 130.

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(...) les théories pseudo-scientifiques du concordisme qui, il y a un demi-siècle, prétendaient faire cadrer les données de la Bible avec celles de la géologie, de l'astronomie ou de la biologie modernes, n'ont abouti qu'à de vaines gloses., DANIEL-ROPS, le Peuple de la Bible, IV, II, p. 311.

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