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Sujet : Suffit-il d'avoir de vraies idées pour bien penser ?

Extrait du corrigé :

BIEN (lat. bene, bien; bonus, bon)


Phi. Ce qui est objet d'approbation ou de satisfaction. Pour les Anciens, le Bien est la finalité naturelle de la volonté, étant d'abord ce qui fait du bien, le profitable. Le problème éthique essentiel est alors de distinguer les « faux biens », les biens trompeurs qu'on recherche tant qu'on ignore qu'ils n'en sont pas, des « vrais biens », ceux qui nous sont vraiment utiles.
Mot Le Bien se définit comme la norme suprême dans l'ordre éthique, ce vers quoi doit tendre toute action morale.

BIEN : Au sens éthique, ce qui est conforme à l'idéal de la moralité, qui doit être recherché pour lui-même indépendamment de son utilité. Il mérite l'approbation d'une conscience droite. Sa possession seule peut procurer le bonheur (ou souverain Bien). SUFFIT-IL : Est-ce suffisant, assez, sans qu'il y ait besoin de plus ou d'autre chose ?

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Définitions

  • vrai : Ce qui est conforme à la réalité, ce qui est réellement.
  • idée : Parfois synonyme de représentation mentale, parfois de concept (idée générale et abstraite); dans le platonisme, et avec un I majuscule, les Idées sont les modèles des choses, existant en soi, que l'âme contemplait avant son incarnation. Nous fabriquons les concepts, nous contemplons les Idées.
  • bien : Ce qui est avantageux ou utile à une fin donnée. Ce qui possède une valeur morale, ce qui est juste, honnête, louable. Souverain Bien : norme suprême de l'ordre éthique, que l'homme poursuit en vue de lui-même, et non en vue d'obtenir un autre bien. En économie, toute chose qui possède une valeur d'échange et qui est susceptible d'appropriation (exemple : biens de consommation).
  • penser : Exercer une activité proprement intellectuelle ou rationnelle; juger; exercer son esprit sur la matière de la connaissance; unir des représentations dans une conscience.

Problématique

L’idée vient de idea, c’est-à-dire ce qui est vu, l’idée est plus essentiellement ce par quoi la pensée se rapporte au réel. Elle est un outil nécessaire pour la pensée et pour la connaissance, puisque elle est ce médium nécessaire par quoi nous accédons au monde, et rendons celui-ci intelligible. .
L’idée apparaît avant tout comme une entité immuable, ce qui sans quoi la connaissance serait soumise à un perpétuel changement. Elle est donc ce qui existe indépendamment du sujet pensant, et ce qui donne aux choses leur réalité. A cet égard, l’idée vraie doit être saisie par l’intellect pour que se produisent an l’âme la pensée et la connaissance véritable.
Seulement, suffit-il qu’existent de telles entités pour que ait lieu la véritable pensée. Ne faut-il pas plutôt et avant tout que la pensée organise ces idées, qu’elle distingue dans ce que nous nous représentons ce qui est claire et ce qui est distinct.
C’est donc que l’activité du sujet pensant prime avant tout. En ce sens se fier à l’idée ne suffit pas à élaborer une véritable pensée ou connaissance. Il faut que la pensée se confronte à l’expérience pour qu’elle élabore des concepts valides, et qu’elle ne tombe pas dans d’insolubles contradictions. En ce cas l’idée ne jouera le rôle que de principe  régulateur.



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