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Suffit-il d'être certain pour être dans le vrai ?

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Suffit-il d'être certain pour être dans le vrai ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Suffit-il d'être certain pour être dans le vrai ?



Publié le : 8/1/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	Suffit-il d'être certain pour être dans le vrai ?
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  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • dans quelle mesure : Jusqu'à quel degré, jusqu'à quel point.
  • vrai : Ce qui est conforme à la réalité, ce qui est réellement.

  • Bien lire le sujet: la formulation du sujet («suffit-il») invite à déterminer quelles sont les conditions supplémentaires que doit remplir la certitude pour s'accorder au vrai. Il faut donc prendre d'abord conscience de l'insuffisance de la certitude.
  • Un point de départ à discuter: le sujet invite à critiquer l'assurance naïve du sens commun qui ne met pas en doute ses propres «évidences». Le point de départ naturel de la réflexion sera alors les différentes expériences (erreur, illusion, préjugé...) qui montrent l'insuffisance de la certitude. Il s'agira de s'interroger sur l'origine de ces situations ainsi que sur la possibilité de les surmonter.
  • Recherche du problème: la problématique de ce sujet n'est pas très difficile à voir. D'une part, la certitude est la marque subjective qui nous révèle la présence du vrai. D'autre part, elle peut se produire, dans l'erreur, à l'occasion du faux. C'est donc autour de cette ambiguïté fondamentale de la certitude que pourra s'organiser le devoir: qu'est-ce qui me prouve, lorsque je suis sûr d'être dans le vrai, que je ne suis pas dans le faux si, même dans l'erreur, je suis certain d'être dans le vrai?


La réponse la plus simple est celle-ci : le jugement vrai se reconnaît à ses caractères intrinsèques : il se révèle vrai par lui-même, il se révèle vrai par lui-même, il se manifeste par son évidence. C'est le point de vue de Spinoza (« Ethique », II, 43). « La vérité est à elle son propre signe » (« verum index sui »). « Celui qui a une idée vraie sait en même temps qu'il a cette idée et ne peut douter... Quelle règle de vérité trouvera-t-on plus claire et plus certaine qu'une idée vraie ? De même que la lumière se montre soi-même et montre avec soi les ténèbres, ainsi la vérité est à elle-même son critérium et elle est aussi celui de l'erreur. »  Pour Descartes, comme pour Spinoza, une idée claire & distincte qui apparaît évidente est une idée vraie et il n'y a point à chercher au-delà. « Les idées qui sont claires & distinctes ne peuvent jamais être fausses » dit Spinoza. Descartes écrit de son côté : « Et remarquant que cette vérité : je pense donc je suis était si ferme et si assurée que toutes les plus extravagantes suppositions étaient incapables de l'ébranler, je jugeais que je pouvais la recevoir, sans scrupule, pour le premier principe de la philosophie.... Après cela je considérai en général ce qui est requis à une proposition pour être vraie et certaine, car puisque je venais d'en trouver une que je savais être telle, je pensais que je devais aussi savoir en quoi consiste cette certitude.




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  • Harvest-181557 (Hors-ligne), le 21/10/2012 à 21H15.
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    Problématique

    J'avoue qu'il arrive rarement que nous jugions d'une chose en même temps que nous remarquons que nous ne la connaissons pas assez distinctement ; à cause que la raison naturellement nous dicte que nous ne devons jamais juger de rien, que de ce que nous connaissons distinctement auparavant que de juger. Mais nous nous trompons souvent, pour ce que nous présumons avoir autrefois connu plusieurs choses, et que, tout aussitôt qu'il nous en souvient, nous y donnons notre consentement, de même que si nous les avions suffisamment examinées, bien qu'en effet nous n'en ayant jamais eu une connaissance bien exacte [...]. La connaissance sur laquelle on veut établir un jugement indubitable, doit être non seulement claire, mais aussi distincte. J'appelle claire celle qui est présente et manifeste à un esprit attentif : de même que nous disons voir clairement les objets, lorsque étant présents, ils agissent assez fort, et que nos yeux sont disposés à les regarder.

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    (...) il ne suffit pas d'être honnête, une fois la promesse faite. Il faut encore être scrupuleux dans le choix des promesses et promettre peu pour être sûr de tenir., SARTRE, Situations I, p. 224.

    Ajouté par webmaster

    Il ne suffit pas, pour le goût, de voir, de connaître la beauté d'un ouvrage; il faut la sentir, en être touché. Il ne suffit pas de sentir, d'être touché d'une manière confuse; il faut démêler les différentes nuances. Rien ne doit échapper à la promptitude du discernement (...), VOLTAIRE, Dict. philosophique, Goût, I.

    Ajouté par webmaster

    Il ne suffit pas d'être le roi de France pour le menu peuple de France et pour les barons français. Et il ne lui suffit pas d'être saint Louis devant Dieu. Il faut encore qu'il soit le roi de France devant ce soudan d'Égypte et il faut qu'il soit saint Louis devant ces infidèles., Ch. PÉGUY, Note conjointe, Sur Descartes, p. 193.

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    On croit généralement qu'il suffit qu'une idée soit neuve pour qu'elle soit nouvelle. On croit qu'il suffit qu'une idée soit neuve pour qu'elle n'ait jamais servi. Quelle erreur. Elle a servi au fabricant. Quand un arbre de théâtre (...) sort de chez le fabricant, il est tout de même un vieil arbre, il est tout de même un arbre tout fait, et il est tout de même de théâtre. Il a beau être neuf, il n'est pas pour cela un vrai arbre, un arbre dans la campagne. Ce n'est pas pour cela un nouvel arbre dans le monde., Ch. PÉGUY, Note conjointe, «Sur Bergson», p. 24.

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    Il suffit d'en être privé -(de la sensibilité profonde), comme l'ataxique, par exemple, pour donner l'impression d'être paralysé. Celui-ci ne peut diriger ses mouvements que par le contrôle de la vue., P. VALLERY-RADOT, Notre corps, p. 130.

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    "Le vrai est à la fois dans l’intellect et dans les choses. Toutefois, le vrai qui est dans les choses est substantiellement identique à l’être ; et le vrai qui est dans l’intellect est identique à l’être, mais comme une représentation l’est à ce qu’elle représente […]." > Thomas d’Aquin

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    Je ris de ces peuples avilis qui, se laissant ameuter par des ligueurs, osent parler de liberté sans même en avoir l'idée et, le coeur plein de tous les vices des esclaves, s'imaginent que, pour être libres, il suffit d'être des mutins., ROUSSEAU, Du contrat social, Politique, VI.

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    Je ris de ces peuples avilis qui, se laissant ameuter par des ligueurs, osent parler de liberté sans même en avoir l'idée et, le coeur plein de tous les vices des esclaves, s'imaginent que, pour être libres, il suffit d'être des mutins., ROUSSEAU, Du contrat social, Politique, VI.

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    -Aimer et -être amoureux ont des rapports difficiles : car, s'il est vrai qu'-être amoureux ne ressemble à rien d'autre (une goutte d'-être-amoureux diluée dans une vague relation amicale la colore vivement, la fait incomparable : je sais -tout de suite que dans mon rapport à X..., Y..., si prudemment que je me retienne, il y a de l'-être-amoureux), il est vrai aussi que, dans l'-être-amoureux, il y a de l'-aimer : je veux saisir, farouchement, mais aussi je sais donner, activement., R. BARTHES, Fragments d'un discours amoureux, p. 149.

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    Quelle est la couleur de la tomate ?

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