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Sujet : Suffit-il d'être conscient de ses actes pour en être responsable?

Définitions des termes :
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
  • responsabilite : Caractère de celui qui doit répondre devant sa conscience ou devant Dieu de ses actes et de ses pensées.

Extrait du corrigé : Que faire lorsque certains de mes actes ne sont pas issus de ma conscience et de ma volonté ? Cette difficulté conduit Aristote à distinguer ce qui est fait « de plein gré » ou contre le gré de celui qui agit : est fait « de plein gré » ce qui dépend de l'agent et ce qu'il fait en sachant ce qu'il fait. Il est alors l'auteur de son acte. Le problème devient plus complexe quand on a des raisons d'attribuer un acte à des intentions inconscientes. Si j'ébouillante quelqu'un « par accident », et si cet acte est en réalité l'expression d'un désir inconscient (s'il est ce que la psychanalyse appelle un acte manqué), puis-je me prévaloir de mon aveuglement pour m'exonérer de toute responsabilité ? Certes, ma responsabilité est atténuée du fait du caractère non réfléchi, non prémédité, non consciemment intentionnel de mon acte. Mais je demeure l'auteur de cet acte qui exprime ma pensée la plus profonde et il n'y en a pas d'autre. Je suis donc responsable de mes intentions, y compris de celles qui sont inconscientes. Même si l'inconscient correspond à un défaut de connaissance et de maîtrise, c'est tout de même moi qui ai agi... « sans le faire exprès ».

	Suffit-il d'être conscient de ses actes pour en être responsable?

Corrigé : 	Suffit-il d'être conscient de ses actes pour en être responsable?	Corrigé directement accessible

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