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Suffit-il d'etre poli avec autrui pour le respecter ?

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Sujet : Suffit-il d'etre poli avec autrui pour le respecter ?

Aperçu du corrigé : Suffit-il d'etre poli avec autrui pour le respecter ?



Publié le : 27/2/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	Suffit-il d'etre poli avec autrui pour le respecter 	?
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Suffit-il d'etre poli avec autrui pour le respecter ?



  • avec : En compagnie de, en présence de.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • respect : Sentiment éprouvé face à une valeur jugée éminente ou absolue, et qui conduit à s'interdire tout ce qui pourrait lui porter atteinte. Le respect est, selon Kant, le seul mobile subjectif possible de l'action morale désintéressée, c'est-à-dire d'une action déterminée objectivement par la seule représentation de la loi ( ou impératif catégorique). Le respect est alors ce que l'on doit à autrui en tant que personne morale.

Lorsque l'on dit ‘il suffit', on signifie qu'il n'est besoin de rien de plus, que les conditions nécessaires sont remplies. Ce que l'on demande ici, c'est si la politesse est la condition suffisante du respect. On entend par ‘politesse' un comportement poli, policé, établi selon certaines normes qui sont supposées celles par lesquelles la personne à qui l'on s'adresse se sentira correctement traitée. La politesse apparaît ainsi comme largement déterminée par des règles sociales contingentes.

La définition du respect pose davantage de problèmes : si l'on considère que le respect est accompli par la politesse, alors le respect peut apparaître comme une attitude de façade, et cette définition ne semble pas satisfaisante. Ne faut-il pas plutôt considérer qu'il peut exister un respect de façade, donc un respect qui n'est pas un respect dans son essence, et qui s'incarne notamment dans la politesse, et un respect véritable, dont la valeur est morale, et qui ne s'exprime pas tant dans un comportement extérieur que dans une rigueur morale intérieure qui conditionne l'ensemble de nos actes sans les déguiser ? 

 



L'insuffisance de la politesse comme attitude extérieure   Cela ouvre sur une interrogation de l'insuffisance intrinsèque de la politesse : quelle est sa valeur en effet, si elle peut exister en étant fausse et imitée ? Peut-on se contenter d'une telle superficialité pour fonder le respect ? Non seulement alors la politesse ne suffit pas à fonder le respect, mais elle peut en plus apparaître comme totalement incompatible avec lui. On pourra comparer notre remise en cause de la politesse comme apparence à ce que dit Rousseau de l'obéissance de façade :   Rousseau   « C'est beaucoup que d'avoir fait régner l'ordre et la paix dans toutes les parties de la république ; c'est beaucoup que l'Etat soit tranquille et la loi respectée : mais si l'on ne fait rien de plus, il y aura dans tout cela plus d'apparence que de réalité, et le gouvernement se fera difficilement obéir s'il se borne à l'obéissance. S'il est bon de savoir employer les hommes tels qu'ils sont, il vaut beaucoup mieux encore les rendre tels qu'on a besoin qu'ils soient ; l'autorité la plus absolue est celle qui pénètre jusqu'à l'intérieur de l'homme, et ne s'exerce pas moins sur la volonté que sur les actions. Il est certain que les peuples sont à la longue ce que le gouvernement les fait être. Guerriers, citoyens, hommes, quand il le veut ; populace et canaille quand il lui plaît : et tout prince qui méprise ses sujets se déshonore lui-même en montrant qu'il n'a pas su les rendre estimables. Formez donc des hommes si vous voulez commander à des hommes : si vous voulez qu'on obéisse aux lois, faites qu'on les aime, et que pour faire ce qu'on doit, il suffise de songer qu'on le doit faire. »     III. Le respect comme valeur morale   On pourra alors tenter de définir le respect comme valeur morale : pour Kant ainsi, le véritable respect consiste à traiter l'autre comme fin, et pas comme un moyen.
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Corrigé consulté par :
  • ryosaeba (Hors-ligne), le 25/10/2011 à 25H09.
  • Morgane40739 (Hors-ligne), le 05/04/2010 à 05H19.
  • Camille56985 (Hors-ligne), le 06/02/2010 à 06H21.
  • lamette16497 (Hors-ligne), le 06/01/2010 à 06H17.
  • Florian7396 (Hors-ligne), le 09/09/2009 à 09H13.
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