Aperçu du corrigé : Suis-je ce que je crois être ?
Publié le : 27/2/2005 -Format: 

- être : Du latin esse, « être ».
1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
Suis-je : conscience de soi. Identité personnelle réelle.
Ce que je crois être :
- idée de certitude concernant sa propre personnalité.
- idée de limite ou d'orientation subjective du jugement.
Ici c’est l’identité qu’il faut interroger, en effet, poser la question de savoir suis-je ce que je crois être ? revient à se poser la question qui suis-je ? L’identité désigne en psychologie l’unité de l’individu ayant le sentiment de demeurer semblable à lui-même à travers la diversité des états qu’il connaît dans son existence. Ainsi, suffit-il que nous ayons une position sociale, un travail, une famille, une religion, un parti politique pour que nous sachions qui nous sommes ? La question « qui suis-je ? » n’est pas facile à éluder. Il y a ce que nous croyons mettre dans notre identité personnelle, et il y a ce que nous sommes. Ce n’est pas parce que nous croyons être A ou B que nous sommes effectivement A ou B. Il n’est pas sûr que nous ayons une conscience exacte de ce que nous sommes. Qu’est-ce qui compose l’identité de la personne ? La conscience que j'ai de moi-même est-elle fiable ? N'existe-t-il pas des pans de mon caractère qui peuvent m'échapper ? Le jugement que je porte sur moi-même n'est-il pas qu'une simple croyance subjective ?

Cette volonté de l'ego ne veut pas dire que le moi exprime l'intériorité la plus radicale. Le moi, c'est l'idée que l'on se fait de soi quand on fait tourner toutes ses activités autour de sa petite personne. Mais ce que je connais de moi, est-ce réellement ce que je suis? De toute manière, le moi peut très bien ne pas connaître lui-même, tout en exerçant en permanence sa tyrannie : il est ego maniaque. Pire, il n'est même pas évident que cette possession qui fait que le moi veut s'enfler d'importance et se faire voir de son importance, puisse seulement maîtriser l'esprit dont est sorti le moi lui-même. Le moi se possède-t-il lui-même ? N'est il pas dupe de son propre pouvoir ? Cette volonté qui croit tout dominer, est-elle capable de se dominer elle-même ? On peut très bien croire être soi-même tout en étant soumis à autre chose que soi.
La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
Le verbe vient du latin credere, qui signifie "tenir pour vrai", "faire confiance". La croyance implique donc l'idée d'une absence de connaissance, car il s'agit toujours de "se fier" au témoignage d'autrui.
Pour Kant, elle peut désigner l'opinion ("croyance qui a conscience d'être insuffisante aussi bien subjectivement qu'objectivement"), la foi ("si la croyance n'est que subjectivement suffisante, et si elle est en même temps tenue pour objectivement insuffisante, elle s'appelle foi"), et la science ("croyance suffisante aussi bien subjectivement qu'objectivement").
La notion d'esprit revêt plusieurs sens. Elle désigne d'une part l'intellect, la raison, la pensée. Elle désigne d'autre part l'âme, l'être immatériel qui constitue notre intériorité, notre personnalité. Les philosophes classiques ne faisaient pas de différence entre les deux: l'âme, qui relève du sentiment que nous avons de nous-mêmes, est aussi le siège de la pensée. C'est peut-être une indication qu'affectivité et raison sont plus étroitement unies qu'on ne le croit, dans l'esprit, précisément.
Le jugement de réalité (ou d'existence) est un jugement porté sur les faits. Il s'oppose au jugement de valeur, qui est une appréciation subjective sur la valeur d'un objet, d'une action. Le jugement synthétique, d'après Kant, correspond au jugement de réalité, par opposition au jugement analytique, qui correspond aux propositions tautologiques de la logique (par exemple: un triangle a trois angles). JUGEMENT ESTHETIQUE : Acte de l'esprit par lequel nous déterminons si une chose est belle ou laide.
Désigne les traits psychologiques qui différencient une personne de toutes les autres.
La notion de personne est la notion d'un être raisonnable, autonome et irremplaçable qui n'obéit à d'autre loi que celle qu'il institue.
RELIGION REVELEE: Se dit des religions telles que le christianisme, le judaïsme et l'Islam, qui croient que la parole de Dieu a été révélée aux hommes par des intermédiaires et est consignées dans les livres sacrés.
Eléments du langage qui associent d'une façon conventionnelle une suite de sons et un concept.
Au sens large, ensemble des forces psychiques portant à l'action. Inclinations, désirs, passions relèvent de la volonté ainsi entendue. C'est la détermination arrêtée d'accomplir une certaine action. VOLONTE DE PUISSANCE: Cette notion n'a, dans la philosophie de Nietzsche, aucune connotation militaire, belliqueuse. Celui qui est puissant est celui qui a le courage et la force de réaliser ce que la vie lui demande de réaliser. VOLONTE GENERALE: Selon Rousseau, elle ne peut pas s'identifier seulement à la majorité. La volonté générale est unanime. Elle exprime en sa totalité l'esprit d'une communauté.