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Suis-je l'esclave de mon inconscient ?

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Suis-je l'esclave de mon inconscient ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Suis-je l'esclave de mon inconscient ?



Publié le : 1/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

Si l'inconscient existe, il est par conséquent actif, agent, et, par conséquent, il existe un déterminisme inconscient. Dans cette hypothèse, il ne faut plus dire "j'agis inconsciemment" encore moins "j'agis consciemment" mais "l'inconscient agit en moi". Ceci contredit l'idée même de liberté, puisque je suis déterminé à agir comme je le fais (lapsus, rêves, actes manqués). L'inconscient me déterminerait donc à mon insu.
 Lorsque
Descartes énonce : "Je pense, donc je suis", il suppose implicitement, à travers le redoublement du pronom " je ", l'identité du sujet conscient de la pensée et du sujet existant. Or, la psychanalyse met en évidence l'existence d'un psychisme inconscient : certains blocages pathologiques sont nécessairement l'effet de désirs inconscients ; sinon, on ne pourrait absolument pas comprendre que ces blocages disparaissent lorsque ces désirs finissent par trouver une expression consciente. S'ils n'étaient que des affections inscrites dans la matérialité du corps, des " impulsions naturelles " selon la terminologie cartésienne, comment un simple changement du contenu abstrait de ma conscience, toutes choses physiques égales par ailleurs, pourrait-il avoir le moindre effet sur ces symptômes concrets ? La seule activité que Descartes reconnaisse à ce qui est hors de la conscience est purement mécanique, déterminée : sa source ne devrait pas pouvoir " comprendre " qu'elle est devenue consciente. Il existe donc en moi quelque chose d'actif qui agit à mon insu, qui me trompe sur moi-même, comme si j'avais un malin génie pour alter ego.
 
 En distinguant dans le sujet le Ça et le Moi comme deux aspects d'un même psychisme simplement séparés par la barrière de la conscience, Freud propose une explication qui est plus économique que l'opposition cartésienne entre l'âme (substance pensante) et le corps (substance étendue). L'application du même "rasoir d'Ockham" (les substances ne doivent pas être multipliées sans nécessité) que Descartes maniait contre les scolastiques ne peut conduire qu'à préférer l'explication freudienne, qui n'oppose que deux fonctions d'une même substance. Disparaissent du même coup, comme le souligne Freud dans Métapsychologie, "les difficultés insolubles du parallélisme psycho-physique" : on se souvient que Descartes devait invoquer le comportement étrange de la fameuse " glande pinéale " pour rendre compte de l'interaction de deux substances fondamentalement étrangères l'une à l'autre. Si l'homme est un sujet doué d'une conscience, cette conscience n'est pas entièrement réflexive et l'homme ne peut donc être entièrement transparent à lui-même, contrairement au modèle cartésien. Les sciences de l'esprit, de droit, réintègrent ainsi avec Freud les sciences de la nature cad le déterminisme et non la liberté.
 
 Mais il y a une ambiguïté sur le concept même d'inconscient... Il peut se référer à un sens freudien, alors il est un lieu psychique. Mais toute une tradition philosophique de Leibniz à Alain en passant par Spinoza a articulé la liberté humaine à une idée sur l'inconscient sans pour autant en faire un "lieu", une "structure" psychique comme Freud mais un négatif, une ombre de la raison.



Définition des termes du sujet: INCONSCIENT Du préfixe privatif in- et de -conscient, d'où « qui n'est pas conscient ». a) Adjectif : ce qui est dépourvu de conscience. b) Ce qu'on ressent ou perçoit sans en prendre conscience (cf. les « petites perceptions » de Leibniz). Nom : chez Freud, l'inconscient est fait de tous les contenus psychiques (pulsions, désirs, souvenirs) qui sont refoulés hors de la conscience, et qui demeurent cependant actifs. c) Inconscient collectif : désigne, chez Jung, l'ensemble des images et motifs qui symbolisent les instincts fondamentaux de l'homme. La psychanalyse freudienne accorde une grande importance à l'étude des rêves, des lapsus et des actes manqués, qu'elle considère comme des manifestations travesties de l'inconscient. Certains philosophes nient l'existence de l'inconscient. Alain, par exemple, y voit une dangereuse valorisation de nos pulsions et de nos instincts, tandis que Sartre lui substitue la notion de mauvaise foi. Esclave Du latin médiéval sclavus, « slave ». Personne placée sous l'autorité et la dépendance absolue d'un maître qui peut disposer d'elle comme de n'importe quel bien. Chez Hegel, la conscience qui, dans la lutte à mort qui l'oppose à une autre conscience, préfère la vie à la liberté et s'affirme dans la dépendance à autrui. Chez Nietzsche, l'homme faible, le décadent, le vaincu de la vie qui se plie à la morale du ressentiment. Pour Aristote, l'esclavage est un fait de nature : certains hommes ne s'appartiendraient pas à eux-mêmes et seraient faits pour « subir l'autorité d'un maître ». Pour Spinoza, l'esclavage réside d'abord dans l'impuissance de l'homme à gouverner et à contenir ses passions. L'esclave est un ignorant. Dans la dialectique hégélienne du maître et de l'esclave, l'esclave, d'abord dominé par le maître, finit par gagner son indépendance par son travail alors que le maître, oisif, se contente de jouir passivement des choses façonnées par l'esclave. Le maître devient alors l'esclave de son esclave.


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    Problématique

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

      « La recherche psychologique [...] se propose de montrer au moi qu'il n'est seulement pas mare dans sa propre maison ». Freud, Introduction à la psychanalyse, 1917.
     
      « L'homme comme tout être vivant pense sans cesse, mais ne le sait pas; la pensée qui devient consciente n'en est que la plus petite partie, disons : la partie la plus médiocre et la plus superficielle. » Nietzsche, Le Gai Savoir, 1883.
     
      « L'hypothèse de l'inconscient est nécessaire [...], parce que les données de la conscience sont extrêmement lacunaires. » Freud, Métapsychologie, 1952 (posth.)
     
      « Il existe deux variétés d'inconscient : les faits psychiques latents, mais susceptibles de devenir conscients, et les faits psychiques refoulés qui, comme tels et livrés à eux-mêmes, sont incapables d'arriver à la conscience. [...] Nous réservons le nom d'inconscients aux faits psychiques refoulés. » Freud, Essais de psychanalyse, 1923.
     Ces faits psychiques refoulés sont en effet soumis à une censure qui évacue hors de la conscience (qui « refoule ») les désirs jugés incompatibles avec les exigences morales du sujet.
     
      « L'inconscient est le psychique lui-même et son essentielle réalité. » Freud, L'Interprétation des rêves, 1899.
     

      « Longtemps on a considéré la pensée consciente comme la pensée par excellence : maintenant seulement nous commençons à entrevoir la vérité, c'est-à-dire que la plus grande partie de notre activité intellectuelle s'effectue d'une façon inconsciente. » Nietzsche, Le Gai Savoir, 1883.
     
      « Il faut éviter [...] de croire que l'inconscient est un autre Moi ; un Moi qui a ses préjugés, ses passions et ses ruses; une sorte de mauvais ange, diabolique conseiller. Contre quoi il faut comprendre qu'il n'y a point de pensées en nous sinon par l'unique sujet, Je; cette remarque est d'ordre moral. » Alain, Éléments de philosophie, 1941.
     
      « L'inconscient est une méprise sur le Moi, c'est une idolâtrie du corps. » Alain, Éléments de philosophie, 1941.
     
      « La conscience est conscience de part en part. Elle ne saurait donc être limitée que par elle-même.,» Sartre, L'Être et le Néant, 1943.
     
      « L'inconscient est ce chapitre de mon histoire qui est marqué par un blanc ou occupé par un mensonge : c'est le chapitre censuré. Mais la vérité peut être retrouvée. » Lacan, Écrits I, 1966.

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