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Sujet : Suis-je ce que mon passé a fait de moi ?

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Définitions des termes :
  • passé : Dimension du temps écoulé dans son irréductible irréversibilité. D'ordre biologique, pulsionnel, social, historique ou psychologique, le passé pèse sur l'homme dans le sens du déterminisme, mais, il structure aussi activement la personnalité sans laquelle la liberté serait impossible ou illusoire. La liberté qui peut d'ailleurs s'exercer à l'égard du passé lui-même, dans la mesure où le sens accordé au passé reste du choix de l'individu (cf. Sartre). Par sa nature même, la connaissance du passé humain reste, selon les cas, occultée, aléatoire, partielle, subjective, soumise au moment social; elle laisse ainsi souvent une marge d'indétermination propice aux illusions et à l'action de l'imaginaire.
  • fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).

Extrait du corrigé : Il convient donc d'estimer l'importance de ce même passé pour le repérage de ce qu'est un sujet : suis-je (seulement) ce que mon passé a fait de moi ? [I. Importance et apports du passé]- Du passé me viennent de nombreux éléments qui participent à ma définition actuelle :* éducation (aussi bien corporelle qu'intellectuelle)* habitudes acquises ;* mémoire personnelle, qui me garantit la durée antérieure de monexistence, et me fournit mes repères relativement aux autres.- Au-delà de l'histoire individuelle, mon passé m'intègre dans une histoire collective (celle de mon groupe, de ma classe sociale, de mon pays, etc. ).- Ma personnalité actuelle résulte bien de tout ce que j'ai vécu : gestes, actions (bonnes ou mauvaises), relations sociales, métier, etc. [II. La résistance au passé]- Faut-il alors admettre que le passé me détermine entièrement ? Nietzsche en dénonce le poids (« le roc : ce fut ») parce qu'il risque de freiner mes initiatives, de m'enfermer éventuellement dans des regrets à cause desquels je deviendrai incapable d'entreprendre quoi que ce soit. Dans La Généalogie de la morale, Nietzsche a montré que l'oubli n'est pas une faculté passive qui résulte de l'inertie du psychisme, de ses fatigues ou de sa faiblesse.

Suis-je ce que mon passé a fait de moi ?

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Définitions

  • passé : Dimension du temps écoulé dans son irréductible irréversibilité. D'ordre biologique, pulsionnel, social, historique ou psychologique, le passé pèse sur l'homme dans le sens du déterminisme, mais, il structure aussi activement la personnalité sans laquelle la liberté serait impossible ou illusoire. La liberté qui peut d'ailleurs s'exercer à l'égard du passé lui-même, dans la mesure où le sens accordé au passé reste du choix de l'individu (cf. Sartre). Par sa nature même, la connaissance du passé humain reste, selon les cas, occultée, aléatoire, partielle, subjective, soumise au moment social; elle laisse ainsi souvent une marge d'indétermination propice aux illusions et à l'action de l'imaginaire.
  • fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).

Problématique

J’ai aujourd’hui une identité qui m’est propre et qui, me distinguant des autres, révèle mon originalité et ma particularité. Cette identité est le fruit de mon histoire personnelle. C’est la somme des expériences vécues qui a fait de moi ce que je suis maintenant.
 Mais mon passé ne détermine pas l'ensemble de mon existence. Je peux, aujourd’hui, à chaque instant, décider de ce que je veux faire de ma vie. Celle-ci est ouverte sur un futur qui est pour moi une page vierge à remplir.
 Peut-on dire alors que le passé structure mon identité et détermine une fois pour toutes ce que je suis ? Ne pourrait-on pas au contraire estimer que le passé joue un rôle second dans la construction de mon identité ?



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