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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- vraiment : Ce terme implique de prendre en compte qu'il s'agit d'interroger toute la profondeur de l'échange en ne se contentant pas d'une définition superficielle. Il va s'agir de définir l'échange dans ce qu'il a d'essentiel pour nous (on), c'est-à-dire les hommes.
- autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
Extrait du corrigé : On remarquera que nos deux corps sont séparés par une distance matérielle : l'étendue dans laquelle ils 'inscrivent est définie comme partes extra partes, c'est-à-dire comme juxtaposition de parties dont chacune occupe un espace interdit aux autres. En ce sens, je suis vraiment autre que lui : autrui et moi sommes séparés, distincts, tout comme, selon les mots de Sartre dans L'être et le néant, « cet encrier est distinct de ce livre, c'est-à-dire qu'on ne peut concevoir aucune présence immédiate de l'un à l'autre ». Dans de telles conditions, comment rendre possible une communication entre nos deux âmes ? c) ...et de par ma pensée Si seule ma propre conscience est l'objet d'une certitude immédiate, il s'ensuit que, pour n'être pas autre qu'autrui, pour lui être identique ou au moins semblable, il faudrait que je sois en mesure d'éprouver sa conscience avec au moins autant d'évidence que celle avec laquelle j'éprouve la mienne ; en un mot, il faudrait que je sois moi-même cette conscience, ce qui contredit d'emblée la définition d'autrui (autrui ne serait plus alter ego, mais ego seulement). Je suis, en tant que substance pensante et non étendue, absolument distinct d'autrui. Transition : · On vient de voir en quoi le « Je » est par définition absolument autre qu'autrui : nos esprits autant que nos corps ne peuvent entretenir de rapports directs. · Cependant, on voit aussi qu'une telle thèse me condamne à la solitude. · Or, l'expérience quotidienne atteste que j'ai l'assurance d'être en contact avec des êtres qui possèdent comme moi la faculté de penser. Je ne suis pas radicalement isolé d'autrui.
Corrigé de 1835 mots (soit 3 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " Suis-je vraiment autre qu'autrui ?" a obtenu la note de : aucune note
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Remarques sur l’intitulé du sujet :
· « suis-je » indique clairement l’enjeu du sujet : en demandant si « je » = ceci ou cela, on questionne ce qui fait l’identité de chacun, ce qu’est le Moi.
· L’adverbe « vraiment » indique qu’il s’agit d’établir une certitude [comme quand on demande à quelqu’un « a-t-il vraiment fait cela ? » ; on manifeste son étonnement, son incrédulité tant le fait rapporté semble difficile à admettre, reconnaître comme vrai]
· Aussi le présupposé du sujet est le suivant : je suis autre qu’autrui ; mais tout le problème est de savoir si je le suis vraiment, « pour de bon », si cette altérité est réelle, si elle est irréductible.
· Car si tel est le cas, ne suis-je pas condamné à la solitude, au sens où autrui et moi n’aurions strictement rien en commun ?)= Enjeu (Le pronom « nous » a-t-il encore un sens ?)
· Autrement dit, on nous demande de discuter le présupposé du sujet, de montrer en quoi il ne va pas de soi ; aussi faudra-t-il veiller à bien l’expliciter : que signifie « être autre » et en particulier être « autre qu’autrui » ?
· La plus grosse difficulté en effet vient de cette expression : « autre qu’autrui » ; si autrui est, par définition, celui qui n’est pas moi, celui que je ne suis pas, pourquoi demander si je suis vraiment autre que lui ? Que signifie « être autre » ? altérité = différence radicale ? différence de nature ? métaphysique ? logique ? Doit-elle être pensée sur le mode de la simple négation (l’autre comme ce qui n’est pas le même, le non-moi) ou bien a-t-elle une réelle positivité (l’autre = l’étranger, l’inconnu) ?
Problématique : Par définition, autrui est celui que je ne suis pas, et réciproquement, je suis autre qu’autrui. Cependant, cette thèse, aussi logique soit-elle, peut-elle être tenue « jusqu’au bout » ? Car, si tel est le cas, ne suis-je pas, de ce fait, condamné l’isolement[1] ? Autrement dit, suis-je vraiment autre qu’autrui ou avons-nous des points communs ? De quel ordre est alors la différence entre autrui et moi ?
[1] Isolé = proprement, qui est dans une île, comme dans une île. Désigne donc l’état de celui qui vît séparé de la société, de telle sorte qu’il ne peut absolument pas entrer en contact ou communiquer avec quelqu’un.
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