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Définitions des termes :
- sujet : L'esprit qui connaît par opposition à l'objet connu. Egalement, en politique, l'individu soumis à l'autorité politique du souverain.
- responsabilite : Caractère de celui qui doit répondre devant sa conscience ou devant Dieu de ses actes et de ses pensées.
- tout : La totalité sans exception.
Extrait du corrigé : Il n'en est pas seulement l'agent (comme un acide est un agent de corrosion), mais aussi l'auteur (comme un écrivain est l'auteur de son roman). Cela suppose qu'il ait conscience des raisons et des conséquences de ses actes. Or, cette conscience, l'enfant ne la possède pas immédiatement. Et, plus généralement, ne peut-on craindre que, du fait de l'existence de l'inconscient, elle ne soit jamais vraiment suffisante pour faire de nous tous des sujets responsables ? Pour être considérée comme responsable d'un acte, une personne doit être consciente d'avoir agi et reconnaître dans cet acte son intention propre. Cette pleine conscience n'est pas innée. D'où la difficulté de tenir un enfant pour responsable. Jean Piaget montre dans ses travaux que, jusqu'à six ou sept ans, un enfant évalue la gravité d'un acte avant tout en fonction de l'importance des dommages qu'il occasionne. Il est plus sensible au résultat objectif qu'à l'intention subjective. Il trouvera par exemple plus répréhensible de casser dix assiettes par accident que d'en casser une seule en le faisant exprès.
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Le corrigé du sujet "Un sujet est-il responsable de tous ses actes ? " a obtenu la note de : aucune note
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Un sujet désigne un être qui se perçoit lui-même. Or pour se percevoir soi-même, il faut être pourvu d’une conscience. C’est en effet par la conscience que le sujet se perçoit lui-même, ce qui lui permet d’être présent à lui-même. Cette présence à soi est nécessaire pour agir. Dans la plupart de nos actions, je ne peux agir que si je suis en même temps conscient d’agir. Et c’est alors parce que je suis conscient d’agir qu’on peut m’imputer la responsabilité de mes actes. La responsabilité désigne la capacité du sujet « à répondre », c’est à dire la possibilité de lui imputer la cause de ses actes, ainsi que les conséquences qui s’ensuivent. Ainsi il semble que le sujet soit responsable de tous ses actes. Or il y a des actes que le sujet commet sans être vraiment conscient de les commettre : par exemple un accident de voiture résultant de l’ivresse du conducteur ou bien un crime passionnel où le mari tue sous le coup d’une folie passagère sa femme et son amant. Si un sujet n’est responsable de ses actes qu’à condition d’en être conscient, alors il n’est pas évident que les actes inconscients puissent lui être imputés. Cependant, les sujets ne risquent-ils pas d’utiliser l’inconscient ou l’inconscience pour se déresponsabiliser à bon compte de leurs actes ? Nous sommes donc confrontés à ce problème : le sujet doit-il tenu responsable de tous ses actes sans distinction, ou bien n’est-il responsable que des actes qu’il commet en toute conscience ?
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