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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Néanmoins, cela ne rend pas compte du sentiment de notre propre identité, ce qui ouvre la question de l'identité personnelle. 3. Il faut donc admettre que le sentiment d'identité n'est que le sentiment de l'identité du sentiment, donc, la conscience de soi. · Il peut remarquer avec Hume dans le Traité de la nature humaine que lorsque je « pénètre le plus intimement dans ce que j'appelle moi-même, je tombe toujours sur une perception particulière ou sur une autre...Je ne parviens jamais, à aucun moment, à me saisir moi-même sans une perception et je ne peux jamais rien observer d'autre que la perception ». Le moi est donc une fiction. Donc, même le sentiment de l'identité personnelle ne permet pas de trouver une unité substantielle derrière les variations. · Reste qu'il faut rendre compte de l'identité du sentiment, ce qui fait que le sentiment est bien un même sentiment, même si on accorde que ce n'est pas parce que c'est le sentiment d'une même chose. · Nous pouvons alors tenter d'approcher la question de l'identité personnelle à partir de la conscience, comme l'admet Locke dans l'Enquête sur l'Entendement Humain Livre II chap. XXVII § 23 : il prend exemple d'un homme qui serait une personne le jour et une autre personne la nuit (Castor et Pollux).
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Vouloir fonder le sentiment d'identité, c'est chercher aux moins deux choses : la cause qui permet de justifier les attributions d'identité, donc justifier le découpage que nous faisons du monde objectif, mais aussi l'élément originaire du sentiment de notre identité, qui fait que nous nous pensons comme individu parmi d'autres. De ce point de vue, il nous faudrait supposer que l'identité, entendue tout autant comme permanence dans le temps que singularité, nous est donnée sous la forme d'un sentiment, donc d'une connaissance confuse, à éclaircir. Mais c'est ne pas voir que l'idée même de sentiment présuppose l'identité. Autrement dit, le sentiment d'identité, comme tout sentiment, présuppose l'identité du sentiment. Dès lors, il y a une circularité impliquée dans l'expression "sentiment d'identité" qui indique que toute identité devrait renvoyer à un sentiment, lequel devant référer à une identité qui le constitue (comme objet / contenu du sentiment ou sujet / substrat de ce sentiment). Le problème est donc là : l'identité d'une chose ou d'une personne (excepté, peut-être, soi-même) n'est jamais connue par elle-même, mais toujours sentie confusément. Mais d'un autre côté toute sentiment doit être rapporté à quelqu'un qui sent. Le sentiment d'identité se fonde-t-il alors dans l'unité d'un objet ou bien, injustifiable, n'est-il que l'expression d'un sujet ?
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