LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
» 6038 inscrits

Sujet : Sur quoi fonder l' autorité ?

Définitions des termes :
  • autorité : Pouvoir de s'imposer à autrui, de se faire obéir.

Extrait du corrigé : L'autorité comme extériorité L'autorité de prime abord, c'est l'autre. On peut repenser à la notion de tiers médiateur en psychanalyse. En effet, le père vient en tant qu'élément de l'extérieur briser la fusion qui peut exister entre la mère et l'enfant qui pendant le temps de gestation n'ont fait qu'un. Le père est donc considéré dans un premier temps comme cet autre - cet autre qui rappelons-le a incarné jusque très récemment, à lui seul, l'autorité parentale. Autorité et altérité semblent aller de paire. «Selon Lévinas, c'est de l'autre que nous vient l'injonction de ce qu'il nomme l'appel à la responsabilité. Ainsi, tenir sa promesse, ce n'est pas simplement se mettre en accord avec soi-même, de peur de se renier, c'est aussi répondre à l'attente de l'autre : quelqu'un compte sur moi, compte que je tiendrai ma promesse, et m'y aide en m'y obligeant. La première idée que nous retiendrons est donc celle d'une extériorité solidaire de l'idée de l'altérité.» Transition : le risque de l'autorité est donc de tomber dans l'extériorité la plus totale, ce que Kant appelle l'hétéronomie, symptôme de l'immoralité même. Outre ce caractère immoral, l'ombre de l'autoritarisme guête.

	Sur quoi fonder l' autorité ?

Corrigé : 	Sur quoi fonder l' autorité ?	Corrigé de 2225 mots (soit 4 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " Sur quoi fonder l' autorité ? " a obtenu la note de : aucune note

Cacher les ressources gratuites

Définitions

  • autorité : Pouvoir de s'imposer à autrui, de se faire obéir.

Problématique

Analyse du sujet
 

 Cette question porte sur ce sur quoi il faudrait fonder l'autorité. Si certes la question n'introduit pas en son sein la modalité de la nécessité (le verbe «il faut»), l'utilisation de l'infinif «fonder» nous invite à aller dans ce ce sens. Outre cela, notons avant de souligner les ambivalences inhérentes aux deux concepts centraux de la question - «fondement» et «autorité» - que poser la question du fondement ( Non pas se demander si oui ou non il y a fondement mais quels sont-ils ? ), c'est d'ores et déjà souligner le caractère non évident et potentiellement non légitime de l'autorité.
 Autorité
 Reprenons la définition que nous propose l'Universalis : «l'autorité est le pouvoir d'obtenir, sans recours à la contrainte physique, un certain comportement de la part de ceux qui lui sont soumis. En excluant l'intervention de la force, cette définition fait ressortir le caractère psychique qui s'attache au phénomène d'autorité. Elle souligne également le fait qu'il s'analyse nécessairement dans un rapport entre la source de l'autorité et le sujet dont elle influence la conduite. C'est dire que l'assise psychique de l'autorité ne peut être découverte par la seule analyse des psychologies individuelles. Elle se situe dans une relation entre le commandement et l'obéissance, ce qui permet de considérer l'autorité comme un phénomène social.» Notons tout d'abord que l'autorité n'est pas la force ; en effet le concept d'autorité qui partage son étymologie avec le verbe «autoriser» souligne le caractère légitime qui lui est inhérent. Il y aurait donc en droit une légitimité de l'autorité. De facto, on a tendance à rapprocher «autorité» d'autoritarisme, et d'autoritaire. Notons même si cette question sera au centre de notre réflexion, que l'autorisme et que l'autoritaire sont des émanations extrêmes de l'autorité, autrement dit des dérives. C'est d'ailleurs ce genre de dérives qui invite à se poser la question des fondements pouvant légitimer l'autorité.
 Fondements
 Le fondement n'est pas l'origine, ni le commencement. En effet si le fondement est premier chronologiquement, il relève moins de l'antériorité temporelle que de la logique et de la légitimitation. En effet le fondement est à la fois un point de départ logique à partir duquel on peut déduire un ensemble d'éléments, mais c'est aussi ce qui sert de justificatif, ce qui apporte un assentiment de l'esprit. Il apparaît étant donnée l'ambivalence du concept même d'autorité, entre responsabilité et autoritarisme, que le second sens ici prime, autrement dit celui d'élément légitimateur.
 
 Problématique
 

 Sur quoi fonder l'autorité ? Question problématique dès lors que poser la question des fondements de l'autorité, c'est en partie remettre en question son essence même dès lors que l'autorité est un pouvoir qui comme nous le rappelle son étymologie est légitimé. Cette remise en question implicite n'est pas sans refléter la réalité. En effet la remise en question de l'autorité est monnaie courante : la remise en question de l'autorité parentale ( On peut penser au fait que parfois cette autorité dans certaines conditions peut être retirée), de l'autorité judiciaire ( L'affaire d'Outreau qui a ébranlé l'autorité judiciaire) en sont des exemples. Cette interrogation ainsi prend note du fait que l'autorité est légitime en droit, et s'interroge sur les éléments qui la légitiment. D'où notre question : Sur quoi fonder l'autorité légitime en droit, décriée et remise en cause dans les faits ?



« Ressource précédenteRessource suivante»

15000 corrigés de disseration en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Nom/Pseudo :

email :
 
Demandez votre sujet :