Sur quoi fonder la justice ? *
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : Sur quoi fonder la justice ?
La justice est, pour le citoyen lambda, ce qui permet de corriger les outrages reçus, de remettre de l’ordre dans la vie sociale et civile. Nous avons tous une idée assez vague de ce qu’est la justice. Savons-même sur quoi nous pouvons la fonder ? Si nous pensons que la justice est liée à la loi, que devons nous en penser ? Pouvons-nous seulement fonder al justice sur la loi ? Et, si tel est le cas, pouvons-nous alors comprendre pourquoi la justice ne peut ne se fonder que sur cela ?
On vous demande quel est le fondement de la justice. Le fondement c'est ce qui sert de base, ce qui soutient, ce qui assure la solidité. Cela revient à se demander sur quoi repose la justice, quel est le principe qui la sous-tend. On peut dire que la justice, c'est d'abord le fait de donner à chacun selon dû, en prenant en compte les capacités, les mérites et les talents. Par exemple, dans la répartition des richesses, il est normal que ceux qui travaillent plus aient davantage. Ici la justice est fondée non sur des faits (car il peut y avoir de l'injustice) mais sur le droit (il faut que chacun ait son mérité). Le fondement de la justice est donc un fondement idéal, abstrait, normatif : il permet de dire ce qui doit être, même si cela n'est pas encore. Dès lors se pose le problème du caractère idéal de la norme : est-ce que la justice ne doit pas avoir pour fondement la réalité telle qu'elle se donne, plutôt qu'une norme telle qu'elle devrait se donner ? Vous devez donc vous interroger sur le lien entre justice et réalité. Si la justice doit mieux prendre en compte la réalité, doit-elle pour autant abandonner les principes moraux qui la fondent ?
Socrate : « [La justice] veut que l'homme règle bien ses vraies affaires domestiques, qu'il prenne le commandement de lui-même, mette de l'ordre en lui et gagne sa propre amitié. » Platon, La République, Ive s. av. J.-C. « Toute action est juste qui peut faire coexister le libre arbitre de chacun avec la liberté de tout autre selon une loi universelle. » Kant, Doctrine du droit, 1797. « Avant qu'il y eut des gouvernements dans le monde, il n'y avait ni juste, ni injuste, parce que la nature de ces choses est relative au commandement qui les précède, et que toute action est de soi-même indifférente. » Hobbes, Du citoyen, 1642. « Là où il n'y a pas de puissance clairement reconnue pour prédominante et où une lutte n'amènerait que des dommages réciproques sans résultat, naît l'idée de s'entendre et de négocier sur les prétentions de part et d'autre : le caractère de troc est le caractère initial de la justice.
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« La justice est une disposition constante de l'âme à attribuer à chacun ce qui d'après le droit civil lui revient. » Spinoza, Traité théologico-politique, 1670.
« Le juste [...] est ce qui est conforme à la loi et ce qui respecte l'égalité, et l'injuste ce qui est contraire à la loi et ce qui manque à l'égalité. » Aristote, Éthique à Nicomaque, Ive s. av. J.-C.
« La justice [...], c'est le respect, spontanément éprouvé et réciproquement garanti, de la dignité humaine, en quelque personne et dans quelque circonstance qu'elle se trouve compromise, et à quelque risque que nous expose sa défense. » Proudhon, De la Justice, 1858.
Socrate : « [La justice] veut que l'homme règle bien ses vraies affaires domestiques, qu'il prenne le commandement de lui-même, mette de l'ordre en lui et gagne sa propre amitié. » Platon, La République, Ive s. av. J.-C.
« Toute action est juste qui peut faire coexister le libre arbitre de chacun avec la liberté de tout autre selon une loi universelle. » Kant, Doctrine du droit, 1797.
« Avant qu'il y eut des gouvernements dans le monde, il n'y avait ni juste, ni injuste, parce que la nature de ces choses est relative au commandement qui les précède, et que toute action est de soi-même indifférente. » Hobbes, Du citoyen, 1642.
« Là où il n'y a pas de puissance clairement reconnue pour prédominante et où une lutte n'amènerait que des dommages réciproques sans résultat, naît l'idée de s'entendre et de négocier sur les prétentions de part et d'autre : le caractère de troc est le caractère initial de la justice. » Nietzsche, Humain, trop humain, 1878.
« On vit un homme nuire à son bienfaiteur. Deux sentiments s'élevèrent à l'instant dans tous les coeurs : la haine pour l'ingrat, l'amour pour l'homme bienfaisant. [...] Pour prévenir de pareils maux, les hommes se déterminèrent à faire des lois, et à ordonner des punitions pour qui y contreviendraient. Telle fut l'origine de la justice. » Machiavel, Sur la première décade de Tite-Live, 1531 (posth.)
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