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Prendre son temps, est-ce le perdre ?

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Sujet : Prendre son temps, est-ce le perdre ?

Aperçu du corrigé : Prendre son temps, est-ce le perdre ?



Publié le : 27/2/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	Prendre son temps, est-ce le perdre 	?
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  • temps : Milieu indéfini et homogène, analogue à l'espace, dans lequel se déroulent les événements. Temps objectif: Mouvement continu et irréversible (« flèche du temps ») par lequel le présent rejoint le passé. Temps subjectif: Sentiment intérieur de la temporalité, telle qu'elle est vécue par le sujet (synonyme : durée).
  • perdre : Sens 1 Cesser de posséder, être privé de. Ex Il a perdu son emploi. Sens 2 Être séparé par la mort. Ex Il a perdu son meilleur ami dans un accident de voiture. Sens 3 Egarer. Ex Il a perdu son portefeuille. Synonyme égarer Sens 4 Gaspiller, ne pas profiter de. Ex Il perd son temps. Synonyme gâcher

■ Analyse du sujet
 

 — La question paraît d'abord surprenante, en raison de la répétition du même verbe. On vient à bout de la difficulté en s'interrogeant sur la signification du possessif : peut-être ne perd-on qu'un temps qui n'est pas uniquement le sien, mais un temps qui obéit à des normes sociales.
 — En analysant quelques circonstances dans lesquelles vous pouvez « perdre votre temps », vous pouvez constater que la signification de cette « perte » change selon qu'il s'agit d'un temps « disponible », ou au contraire d'un temps soumis à une organisation qui ne dépend pas de vous.
 — « Perdre » quoi que ce soit semble impliquer qu'on le possédait : possède-t-on le temps ?
 
 ■ Pièges à éviter
 
 — Ne pas se lancer dans un point de vue uniquement moralisateur sans passer par une analyse des différentes temporalités dans lesquelles on vit quotidiennement.
 — A l'inverse, on ne chantera les charmes exclusifs de l'oisiveté que si l'on est assuré de rédiger une copie brillante et spirituelle, capable de ne pas tenir compte des exigences du temps socialement utile.
 — L'allusion à la nécessité du temps de loisir ne doit pas être simpliste : le loisir contemporain, parce qu'il entraîne souvent une forte consommation, est étroitement lié au travail.
 
 ■ Plan
 

 Introduction
 I. Le temps socialement rentable
 II. Le temps privé du loisir
 III. Le temps perdu pour se trouver Conclusion
 


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Le corrigé du sujet " Prendre son temps, est-ce le perdre ?" a obtenu la note de : aucune note

Corrigé consulté par :
  • lasardinesu60 (Hors-ligne), le 14/09/2010 à 14H20.
  • Rose52177 (Hors-ligne), le 05/01/2010 à 05H17.
  • Meelanie49393 (Hors-ligne), le 02/01/2010 à 02H15.
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    Problématique

     

    Il est nécessaire de remarquer le parallélisme qui est clairement établit ici entre « prendre son temps » et « perdre son temps » qui sont deux expressions couramment employées. On doit dès lors s’inscrire, pour mieux comprendre le contexte dans lequel la question est  posée, dans une situation de productivisme qui force à penser que le temps est avant tout utile et en cela doit être rentabilisé et maximisé. C’est dans un tel contexte qu’une telle question prend tout son sens.

    Il s’agira donc de s’interroger sur le point de vue qualitatif de l’utilisation du temps. La question interroge (et en cela le possessif « son » temps le montre bien) une conception du temps et donc a fortiori de la vie.

    La question met ainsi  sur un même plan le fait de se détacher de la course à la rentabilité et l’éventuel sentiment de culpabilité qu’il peut faire naître. C’est donc toute une conception de l’organisation du temps qui est ainsi mise à la question.

    Problématique

                Le temps est-il une propriété qui appartient à chacun en particulier de sorte qu’on puisse le gérer, en droit, à son gré ? Y a-t-il identité entre les deux expressions « prendre son temps » et « perdre son temps », sont-elles donc des équivalents ? Cette conception maximisée et rentabilisée de la temporalité comme marchandise n’est-elle pas le signe d’une aliénation de l’homme ?

     



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