Texte de Freud, Métapsychologie. Commentaire

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Texte de Freud, Métapsychologie. Commentaire

Philosophie

Aperçu du corrigé : Texte de Freud, Métapsychologie. Commentaire



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Document transmis par : Laura56098


Publié le : 3/6/2011 -Format: Document en format FLASH protégé

Texte de Freud, Métapsychologie. Commentaire
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  • freud : "Les maladies et les troubles mentaux ne sont pas forcément d'origine organique: ils peuvent avoir des causes psychologiques et inconscientes. Freud pose ainsi un regard nouveau sur l'homme et fonde la psychanalyse."

Freud, dans ce texte extrait de son ouvrage Métapsychologie, cherche à prouver l’existence d’un inconscient, en réponse à de nombreuses objections. En effet, pour le psychanalyste, le postulat qui tend à définir l’homme par la conscience qui est la sienne suscite également des interrogations quant aux limites de la conscience : plus précisément, il s’agit pour Freud de savoir si celle-ci est absolument transparente à elle-même. En d’autres termes, n’existerait-il pas comme une forteresse psychique imprenable en dehors de la conscience, qui rendrait plus difficile la connaissance de soi? La formulation de la réponse de Freud, péremptoire et très ordonnée, commande les moments du texte: d’une part « l’hypothèse de l’inconscient est nécessaire », d’autre part, elle est « légitime », et même prouvée. Ainsi est clairement affirmée la volonté d’une démarche qui se veut scientifique, ce que confirment l’emploi de la notion d’inconscient comme conjecture, le recours à l’observation factuelle -les rêves, les actes manqués-, la capacité d’aller au-delà de l’expérience immédiate, la constitution d’une théorie qui conduit à une vérification expérimentale par le recours à une pratique programmée, qui de manière ultime valide l’hypothèse initiale émise par Freud. 




 
 On nous conteste de tous côtés le droit d'admettre un psychique inconscient et de travailler scientifiquement avec cette hypothèse. Nous pouvons répondre à cela que l'hypothèse de l'inconscient est nécessaire et légitime, et que nous possédons de multiples preuves de l'existence de l'inconscient. Elle est nécessaire, parce que les données de la conscience sont extrêmement lacunaires ; aussi bien chez l'homme sain que chez le malade, et il se produit fréquemment des actes psychiques qui, pour être expliqués, présupposent d'autres actes qui, eux, ne bénéficient pas du témoignage de la conscience. Ces actes ne sont pas seulement les actes manqués et les rêves, chez l'homme sain, et tout ce qu'on appelle symptômes psychiques et phénomènes compulsionnels chez le malade ; notre expérience quotidienne la plus personnelle nous met en présence d'idées qui nous viennent sans que nous en connaissions l'origine, et de résultats de pensée dont l'élaboration nous est demeurée cachée. Tous ces actes conscients demeurent incohérents et incompréhensibles si nous nous obstinons à prétendre qu'il faut bien percevoir par la conscience tout ce qui se passe en nous en fait d'actes psychiques ; mais ils s'ordonnent dans un ensemble dont on peut montrer la cohérence, si nous interpolons les actes inconscients inférés. Or, nous trouvons dans ce gain de sens et de cohérence une raison, pleinement justifiée, d'aller au-delà de l'expérience immédiate. Et s'il s'avère de plus que nous pouvons fonder sur l'hypothèse de l'inconscient une pratique couronnée de succès, par laquelle nous influençons, conformément à un but donné, le cours de processus conscients, nous aurons acquis, avec ce succès, une preuve incontestablement de l'existence de ce dont nous avons fait l'hypothèse.




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    Problématique

    La bienséance, dont mon sur-moi, intériorisation des normes sociales, est le gardien, expliquerait Freud, m'interdit de déclarer en face ce que je pense tout bas, tout simplement ! Mais mon désir de le dire néanmoins finit par l'emporter, en empruntant un chemin détourné, celui du lapsus. Aussi Freud peut-il considérer qu'il a le droit de transgresser l'interdit qu'impose la science de tenir pour existant scientifiquement ce que l'on ne peut pas observer : "nous trouvons, dit-il, dans ce gain de sens et de cohérence (celui que permet l'hypothèse de l'inconscient ) une raison, pleinement justifiée, d'aller au-delà de l'expérience immédiate. " Il répond ainsi à ceux, nombreux, qui lui contestent "le droit d'admettre un psychisme inconscient et de travailler avec cette hypothèse". Il les oblige à reconnaître la légitimité de son explication. Reste toutefois à prouver que l'hypothèse retenue est confirmable par les faits.

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    Le premier réseau -(de l'oeuvre de Freud) est constitué avec l'interprétation du rêve et du symptôme névrotique et aboutit, dans les -Écrits de métapsychologie, à l'état de système connu sous le nom de première topique (la série «moi, ça, surmoi» constituant plutôt, selon le mot de Lagache, une personnologie)., P. RICOEUR, Une interprétation philosophique de Freud, -in la Nef, n° 31, p. 114.

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    « L'hypothèse de l'inconscient est nécessaire [...], parce que les données de la conscience sont extrêmement lacunaires. » Freud, Métapsychologie, 1952 (posth.)

    Ajouté par webmaster

    LE CONCEPT ET LES PHÉNOMÈNES "Ce n'est qu'après un examen approfondi des phénomènes considérés que l'on peut saisir plus précisément les concepts scientifiques fondamentaux, et les modifier progressivement pour les rendre utilisables." Freud, Métapsychologie, 1915.

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    J'étais exténuée, exsangue. Et pour un rien, un aoriste. Caler à la dernière épreuve sur le commentaire de texte grec. Un passage de Plotin sur la Dyade., Yanny HUREAUX, la Prof, p. 14.

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    "Ainsi une représentation inconsciente est une représentation que nous ne percevons pas mais dont nous sommes prêts à admettre l'existence à partir d'autres preuves ou d'autres signes." Freud, Métapsychologie, Folio, page 175.

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    Le texte n'est pas un -phénomène linguistique, autrement dit il n'est pas la signification structurée qui se présente dans un corpus linguistique vu comme une structure plate. Il est son -engendrement : un engendrement inscrit dans ce «phénomène» linguistique, ce -phéno-texte qu'est le texte imprimé, mais qui n'est lisible que lorsqu'on remonte -verticalement à travers la genèse (...) Ce qui s'ouvre dans cette verticale est l'opération (linguistique) de génération du phéno-texte. Nous appellerons cette opération un -géno-texte en dédoublant ainsi la notion de texte en phéno-texte et géno-texte (...), Julia KRISTEVA, Sêmeiôtikê, p. 219.

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    (...) le Politique est du -textuel pur : une forme exorbitante, exaspérée, du Texte, une forme inouïe qui, par ses débordements et ses masques, dépasse peut-être notre entendement actuel du Texte. Et Sade ayant produit le plus pur des textes, je crois comprendre que le Politique me plaît comme texte -sadien et me déplaît comme texte -sadique., R. BARTHES, Roland Barthes, p. 150.

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    Certains auteurs, parlant de leurs ouvrages, disent : Mon livre, mon commentaire, mon histoire, etc. - Ils sentent leurs bourgeois qui ont pignon sur rue, et toujours un «chez moi» à la bouche. Ils feraient mieux de dire : Notre livre, notre commentaire, notre histoire, etc., PASCAL, Pensées, I, 43.

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    .2 (...) au voeu d'une science sémiologique succède la science (souvent fort triste) des sémiologues; il faut donc s'en couper, introduire, dans cet imaginaire raisonnable, le grain du désir, la revendication du corps : c'est alors le Texte, la théorie du Texte. Mais de nouveau le Texte risque de se figer : il se répète, se monnaye en textes mats, témoins d'une demande de lecture, non d'un désir de plaire : le Texte tend à dégénérer en Babil., R. BARTHES, Roland Barthes, p. 75.

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