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Tocqueville: Le conformisme est-il une absence de liberté ?

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Tocqueville: Le conformisme est-il une absence de liberté ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Tocqueville: Le conformisme est-il une absence de liberté ?



Publié le : 16/3/2006 -Format: Document en format FLASH protégé

	Tocqueville: Le conformisme est-il une absence de liberté ?
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  • TOCQUEVILLE : Charles Alexis Clérel de Tocqueville (1805-1859). Historien et homme politique français. Il a étudié le système politique des États-Unis (De la démocratie en Amérique, 1835-1849) et la Révolution.
  • conformisme : C'est en imitant autrui que l'enfant acquiert un certain nombre de connaissance. L'imitation est un comportement instinctif. Celle-ci se transforme en conformisme à partir du moment où elle en vient à annihiler toute pensée personnelle.
  • liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.

L'observation de tendances dominantes de la vie politique américaine naissante conduit à un paradoxe : la démocratie n'est pas, par elle-même, l'opposé de l'oppression. Il y aurait une certaine naïveté à accorder un crédit absolu à la société démocratique, croyant que, tant qu'elle existe, tout risque d'atteinte aux libertés est écarté. Cet optimisme repose sur l'illusion qui consiste à croire que l'oppression suppose nécessairement un oppresseur et que l'absence de rébellion est toujours un consentement lucide et responsable.
 La vigilance demande une analyse plus rigoureuse. Les modèles classiques de la tyrannie et du despotisme ne permettent pas d'épuiser la compréhension de toutes les formes d'atteintes aux libertés.



Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d'eux, retiré à l'écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l'espèce humaine ; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d'eux, mais il ne les voit pas ; il les touche et ne les sent point ; il n'existe qu'en lui-même et pour lui seul, et, s'il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu'il n'a plus de patrie. Au-dessus de ceux-là s'élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu'à les fixer irrévocablement dans l'enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu'ils ne songent qu'à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l'unique agent et le seul arbitre, il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages ; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ? [...] Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l'avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface d'un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige.


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    Problématique

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    Son absence même de ses terres, au lieu de soulager ses voisins, augmentait leur gêne. L'absentéisme ne servait pas même à cela (...), A. DE TOCQUEVILLE, l'Ancien Régime et la Révolution, p. 169.

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    Qui cherche dans la liberté autre chose qu'elle-même est fait pour servir. [ L'Ancien Régime et la Révolution ] Tocqueville, Alexis de

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    Qui cherche dans la liberté autre chose qu'elle-même est fait pour servir. l'Ancien Régime et la Révolution Tocqueville, Alexis de

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    Ils (les Français) veulent l'égalité dans la liberté et, s'ils ne peuvent l'obtenir, ils la veulent encore dans l'esclavage. l'Ancien Régime et la Révolution Tocqueville, Alexis de

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    La liberté est la propriété de soi; on distingue trois sortes de libertés : la liberté naturelle, la liberté civile, la liberté politique; c'est-à-dire la liberté de l'homme, celle du citoyen et celle d'un peuple., G.-T. RAYNAL, Hist. philosophique, XI, XXIV.

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    Le premier des droits de l'homme c'est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail., JAURèS, Hist. socialiste..., t. I, p. 186.

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    Le premier des droits de l'homme c'est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail., JAURèS, Hist. socialiste, t. I, p. 186.

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    Ce fut à peu près à cette époque -(entre 1830 et 1850) que s'effectua ce qu'on pourrait appeler la conjonction de la liberté politique et de la liberté économique, qui désormais furent confondues dans un même culte et portèrent un seul et même nom : -le libéralisme. La liberté économique, c'est-à-dire celle du travail et des échanges, fut élevée au même rang que la liberté de conscience ou la liberté de la presse., GIDE et RIST, Hist. des doctrines économiques..., p. 382.

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    (...) une certaine liberté professionnelle (...) J'entends : liberté de pensée, et liberté de travail (...) - avec tous les risques, bien entendu, et toutes les responsabilités que ça comporte., MARTIN DU GARD, les Thibault, t. V, p. 231.

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