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Définitions des termes :
- tolérance : 1. Fait, pour un individu, d'accepter des atteintes légères à ses droits, ou, pour une autorité, de légers écarts par rapport à la loi. 2.Écart maximum par rapport à l'application d'un règlement, permis par la loi ou établi par l'usage. 3. Attitude consistant à admettre chez les autres des opinions qu'on ne partage pas. 4. Règle de conduite ou principe de philosophie pol. consistant à admettre la liberté d'opinion et d'expression, notamment en ce qui concerne les pratiques religieuses. 5. Principe de tolérance : principe dû à CARNAP, exprimant un conventionnalisme radical et consistant à admettre qu'en logique chacun est libre de choisir son langage.
- scepticisme : Doctrine selon laquelle on ne peut affirmer aucune vérité. Le scepticisme peut inciter à relativiser la vérité (il n'y a pas une vérité absolue, mais des vérités partielles.
Extrait du corrigé : u En définitive, si toutes les opinions sont permises, c'est que toutes les opinions se valent et si toutes les opinions se valent c'est parce que toutes valent aussi peu. N'est-il pas paradoxal de fonder sur l'infirmité de la pensée les droits souverains qu'on lui .reconnaît ? Les progrès de la tolérance accompagneraient-ils seulement l'affaiblissement des convictions ? Proches des sceptiques sont les pragmatiques qui justifient la tolérance parce qu'ils croient à la multiplicité des vérités, ce qui est encore une façon de ne pas croire à LA vérité ; toutes les philosophies, toutes les religions ont droit à l'existence selon Goethe, car le vrai c'est ce qui est utile et les croyances diverses sont comme des baumes différents que chacun applique sur ses plaies. Goethe écrit à Lavater le 4 octobre 1782: « Mon emplâtre ne réussit pas sur toi ni le tien sur moi. Dans l'officine du Père il y a beaucoup de formules. n La liberté, ici encore, ne paraît fondée que sur une exténuation de la notion de vérité. Ainsi la justification sceptique, relativiste ou pragmatiste de la tolérance, nous semble ruineuse. Faut-il donc tuer la vérité pour assurer la fraternité et sommes-nous condamnés au tragique dilemme du fanatisme ou du scepticisme ?
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