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La tolérance est-elle indifférente à la vérité ?

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Sujet : La tolérance est-elle indifférente à la vérité ?

Aperçu du corrigé : La tolérance est-elle indifférente à la vérité ?



Publié le : 3/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

La tolérance est-elle indifférente à la vérité ?
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La tolérance est-elle indifférente à la vérité ?



  • tolérance : 1. Fait, pour un individu, d'accepter des atteintes légères à ses droits, ou, pour une autorité, de légers écarts par rapport à la loi. 2.Écart maximum par rapport à l'application d'un règlement, permis par la loi ou établi par l'usage. 3. Attitude consistant à admettre chez les autres des opinions qu'on ne partage pas. 4. Règle de conduite ou principe de philosophie pol. consistant à admettre la liberté d'opinion et d'expression, notamment en ce qui concerne les pratiques religieuses. 5. Principe de tolérance : principe dû à CARNAP, exprimant un conventionnalisme radical et consistant à admettre qu'en logique chacun est libre de choisir son langage.
  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.

• Le terme a été créé au XVIe siècle lors des guerres de Religion : les catholiques ont fini par « tolérer » les protestants et vice versa. On peut appréhender ici, que du moins à l'origine, la tolérance constituait une sorte de « pis-aller », une attitude consistant à supporter l'expression d'idées que l'on appréhendait comme parfaitement erronées.
 Remarquer que cette tolérance n'impliquait nullement une indifférence vis-à-vis de ce que catholiques ou protestants considéraient comme « la vérité ».
 • En fait, cette tolérance s'adressait fondamentalement aux personnes, non aux idées en tant que telles. On peut d'ailleurs se demander si — en toute rigueur — l'idée de « tolérer » n'implique pas que l'on se situe soi-même sur un plan de supériorité par rapport aux autres et qu'en ce qui concerne la « possession de la vérité » on se situe également sur un plan de supériorité : une telle attitude pourrait-elle être fondée sur une indifférence à la vérité ?
 • On peut certes concevoir une forme de « tolérance » fondée sur un certain scepticisme, sur une certaine indifférence à la vérité, sur une certaine « lassitude » : mais peut-on encore, à proprement parler, parler ici de « tolérance », que l'on « tolère » ?



La « preuve » n'est jamais un principe de contrainte mais tout au contraire un principe de liberté, car dès que la preuve fournie par autrui est de moi comprise, elle devient ma preuve et j'adhère librement à la vérité. Certes la pensée rationaliste ne redoute pas mais appelle de tous ses voeux la plus large tolérance, la diffusion de toutes les idées, la discussion la plus ouverte. Ainsi voit-on Pasteur réclamer aux partisans de la génération spontanée leurs arguments et leurs protocoles d'expérience. Car c'est précisément la libre discussion des preuves qui permet à la vérité de s'imposer, entendons par là non d'exercer sur nous une contrainte, mais de mériter notre libre assentiment.Tout à l'opposé ce sont les opinions arbitraires et les pensées non fondées qui ont peur de la lumière et qui fuient le dialogue et la pacifique discussion. C'est lorsque je suis incapable de démontrer clairement l'objet d'une croyance obscurément liée à mes passions, à mes habitudes, que j'ai la tentation de l'imposer par la violence, d'en faire une doctrine officielle, protégée de toute confrontation et de toute critique par la puissance du bras séculier. «Le fanatisme», dit Jung, « n'est qu'une surcompensation du doute. » Et Montaigne disait : « Pour Dieu merci, ma créance ne s'établit pas à coup de poing. Qui establit son discours par braverie et commandement montre que la raison y est faible. »De tels arguments, cependant, suffisent-ils à résoudre ce problème de la tolérance ?
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  • gabydu17 (Hors-ligne), le 22/05/2012 à 22H18.
  • usura (Hors-ligne), le 11/10/2011 à 11H18.
  • Nabila65026 (Hors-ligne), le 19/04/2010 à 19H09.
  • emeelie56307 (Hors-ligne), le 11/04/2010 à 11H21.
  • Sabri57629 (Hors-ligne), le 11/02/2010 à 11H20.
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