NoCopy.net

Tout désir est-il désir de pouvoir ?

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Le désir est-il par essence violent ? Faut-il chercher à maîtriser ses désirs ? >>
Partager

Tout désir est-il désir de pouvoir ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Tout désir est-il désir de pouvoir ?



Publié le : 22/9/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

  • tout : La totalité sans exception.
  • désir : Ensemble des phénomènes organiques et psychologiques qui me poussent à posséder un objet en vue d'en tirer plaisir. Cet objet peut être matériel ou non.
  • pouvoir : Du latin populaire potere, réfection du latin classique posse, «être capable de ». 1° Verbe : avoir la possibilité, la faculté de. 2° Avoir le droit, l'autorisation de. 3° Nom : puissance, aptitude à agir. 4° En politique, ressource qui permet à quelqu'un d'imposer sa volonté à un autre, autorité. 5° Employé seul (le pouvoir), les institutions exerçant l'autorité politique, le gouvernement de l'État.

Dans le Léviathan, Hobbes montre que le comportement humain est une perpétuelle marche en avant du désir. Sitôt satisfait, il se porte sur un autre objet, et ainsi de suite à l'infini ; mais comme les objets désirables ne sont pas en nombre illimité, mon désir se heurte tôt ou tard au désir d'autrui.
 Les autres deviennent non pas seulement des concurrents, mais bien des adversaires, car le meilleur moyen d'empêcher le désir de l'autre de me barrer la route est de tuer l'ennemi. Parce qu'il est un être de désir, l'homme naturel est nécessairement violent : il faut un État pour faire cesser « la guerre de tous contre tous ».
 
 Dans le Traité de la nature humaine, Hobbes va plus loin. Je ne désire un objet que parce qu'un autre le désire aussi : ce que je désire, ce n'est pas l'objet lui-même, c'est en priver autrui pour le forcer à reconnaître que je peux obtenir ce qu'il se voit refusé. Tout désir aspire à obtenir de l'autre l'aveu du pouvoir, c'est-à-dire « l'honneur ». Tout désir, en tant qu'il vise avant tout à l'humiliation de l'autre, est désir de pouvoir.




Signaler un abus

administration
Ajouter au panierAbonnementEchange gratuit

Corrigé : Tout désir est-il désir de pouvoir ?
Corrigé de 1923 mots (soit 3 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "Tout désir est-il désir de pouvoir ? " a obtenu la note de :

9 / 10

Sujets connexes :
Corrigé consulté par :
  • sashap-218545 (Hors-ligne), le 03/11/2013 à 03H14.
  • ballon (Hors-ligne), le 27/02/2011 à 27H20.
  • moukileur (Hors-ligne), le 02/11/2010 à 02H18.
  • pticoco (Hors-ligne), le 27/09/2010 à 27H17.
  • lagoyenne (Hors-ligne), le 26/09/2010 à 26H18.
  • Cacher les ressources gratuites

    Problématique

    Dans le Léviathan, Hobbes montre que le comportement humain est une perpétuelle marche en avant du désir. Sitôt satisfait, il se porte sur un autre objet, et ainsi de suite à l'infini ; mais comme les objets désirables ne sont pas en nombre illimité, mon désir se heurte tôt ou tard au désir d'autrui.
     Les autres deviennent non pas seulement des concurrents, mais bien des adversaires, car le meilleur moyen d'empêcher le désir de l'autre de me barrer la route est de tuer l'ennemi. Parce qu'il est un être de désir, l'homme naturel est nécessairement violent : il faut un État pour faire cesser « la guerre de tous contre tous ».
     
     Dans le Traité de la nature humaine, Hobbes va plus loin. Je ne désire un objet que parce qu'un autre le désire aussi : ce que je désire, ce n'est pas l'objet lui-même, c'est en priver autrui pour le forcer à reconnaître que je peux obtenir ce qu'il se voit refusé. Tout désir aspire à obtenir de l'autre l'aveu du pouvoir, c'est-à-dire « l'honneur ». Tout désir, en tant qu'il vise avant tout à l'humiliation de l'autre, est désir de pouvoir.

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    Tout sentiment de peine est inséparable du désir de s'en délivrer; toute idée de plaisir est inséparable du désir d'en jouir; tout désir suppose privation, et toutes les privations qu'on sent sont pénibles (...), ROUSSEAU, Émile, II.

    Ajouté par webmaster

    Le désir ne fait pas acception d'objet. Lorsqu'un prostitué regardait Abou Nowas, Abou Nowas lisait dans son regard non le désir de l'argent, mais le désir tout court et il en était ému., R. BARTHES, Roland Barthes, p. 127.

    Ajouté par webmaster

    « Entre l'appétit et le désir, il n'y a aucune différence, sinon que le désir c'est l'appétit avec conscience de lui-même... Ce qui fonde le désir ce n'est pas qu'on ait jugé qu'une chose est bonne; mais au contraire, on juge qu'une chose est bonne parce qu'on y tend par le désir. » (SPINozA.)

    Ajouté par webmaster

    « Entre l'appétit et le désir, il n'y a aucune différence, sinon que le désir se rapporte généralement aux hommes en tant qu'ils sont conscients de leur appétit, et c'est pourquoi il peut être ainsi défini : le désir est l'appétit accompagné de la conscience de lui-même. » Spinoza, Éthique, 1677 (posth.)

    Ajouté par webmaster

    Idéal d'une âme. - Le désir d'avoir une âme et de n'être immortellement que cette âme, ce désir doit pâlir singulièrement près du désir d'une âme d'avoir un corps, et une durée. Elle céderait son royaume même pour un cheval. Un âne, peut-être? Tel Quel (1941) Valéry, Paul

    Ajouté par webmaster

    Cependant, j'ai aimé ou j'aimerai plusieurs fois dans ma vie. C'est donc que mon désir, tout spécial qu'il soit, s'accroche à un type? Mon désir est donc classable?, R. BARTHES, Fragments d'un discours amoureux, p. 43.

    Ajouté par webmaster

    (...) Chaque désir m'a plus enrichi que la possession toujours fausse de l'objet même de mon désir., GIDE, les Nourritures terrestres, I, I, p. 21.

    Ajouté par webmaster

    Quand l'infinitif précédé de -de est complément d'objet d'un nom, le sens peut être général, ainsi : -le désir de paraître -pousse à toutes sortes de sottises. Au contraire, si -le désir est attribué à une personne en particulier, l'idée exprimée par l'infinitif se rapporte également à cette personne : son -désir de paraître -lui a fait faire des dépenses excessives. De sorte que pour attribuer l'action exprimée par l'infinitif à un sujet différent de la personne qui exprime le désir, on a recours à une périphrase faite avec le verbe -voir : le désir de voir réussir -son fils. Cf. -la crainte de la voir se compromettre. On arrive ainsi à l'équivalent de véritables propositions compléments d'objet qu'on peut d'ailleurs employer: -le désir que son fils réussît, -la crainte qu'elle se compromît., F. BRUNOT, la Pensée et la Langue, VIII, II, p. 230.

    Ajouté par webmaster

    .1 Il est probable que le désir de tuer coïncide souvent avec le désir de mourir soi-même ou de s'anéantir., CAMUS, Réflexions sur la guillotine, -in Essais, Pl., p. 1033.

    Ajouté par webmaster

    Quelle est la couleur de la tomate ?

    Avertissement de respect de copyright. Respect des règles orthographique (pas de langage SMS).



    Ressource précédenteRessource suivante

    Tout désir est-il désir de pouvoir ?

     Maths
     Philosophie
     Littérature
     QCM de culture générale
     Histoire
     Géographie
     Droit
    Podcast philo