De tout ce que je suis ou je possède, que puis-je considérer comme véritablement à moi ? *
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Il me semble qu'ayant une dignité de fin, je ne puisse appartenir à personne. Mais apparement c'est chose possible, comme nous le montre l'exemple historique de l'esclave appartenant à son maître.
Si alors le plus évident des droits de possession (à savoir la possession de soi-même) peut ne pas être, qu'en est il des possessions que je reléguais à une place moins importante? Est-ce qu'il n'y a rien parmi tout ce que je suis ou tout ce que je possède et peux posséder qui ne soit ou ne sera véritablement à moi?
Et d'ailleurs, quels critères sont valables pour déterminer ce qui est véritablement à moi? Ne faudra-t'il pas faire des distinctions?C'est de cette manière que la psychanalyse voudrait instruire le moi. Mais les deux clartés qu'elle nous apporte : savoir, que la vie instinctive de la sexualité ne saurait être complètement domptée en nous et que les processus psychiques sont en eux-mêmes inconscients, et ne deviennent accessibles et subordonnés au moi que par une perception incomplète et incertaine, équivalent à affirmer que le moi n'est pas maître dans sa propre maison ». FREUD, « Essais de psychanalyse appliquée ».
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De tout ce que je suis ou je possède, que puis-je considérer comme véritablement à moi ?