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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- tout : La totalité sans exception.
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
Extrait du corrigé : C'est l'injonction d'un retour aux choses mêmes qui commande son entreprise phénoménologique, amorcée dans les Recherches logiques. Il y a donc possibilité en droit d'accéder aux choses mêmes, mais cet accès est-il toujours interprétatif ou bien un accès direct, intuitif (au sens courant du terme), est-il possible ? Husserl montre que la perception, l'imagination, etc., sont autant de processus qui accèdent aux choses même. Le trait commun est d'être des processus intentionnels. Il faut alors entendre l'intentionnalité comme le fait d'être orienté vers un objet. La perception est-elle un mode d'accès non interprétatif aux choses mêmes, ou, pour poser la question dans les termes de notre sujet, les objets de la perception requièrent-ils d'être interprétés pour livrer leur signification ? Husserl montre que l'intuition, contrairement à la conception traditionnelle de celle-ci, est elle-même un processus : elle n'est donc pas immédiate. Autrement dit, l'accès aux choses mêmes n'est pas immédiat. Un objet se donne par exemple à notre perception par esquisses successives et jamais d'une seule fois.
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Le corrigé du sujet " Tout est il susceptible d'être interprété ? " a obtenu la note de : aucune note
exacte question d'être est-ce interprété tout susceptible conscience illusions l'art liberté dévoilement mort renoncer vérité "qui réponse suis-je limites penser obéir d'une
Analyse du sujet :
• Le sujet prend la forme d’une question fermée : il s’agira donc d’y répondre par « oui » ou « non », avec toutes les nuances qui s’imposent, au terme d’une argumentation documentée.
• La notion qui pose le plus de difficultés est celle d’interprétation : elle est en effet au cœur de nombreux débats philosophiques, ce qui empêche de trancher radicalement son statut. Elle lègue donc des questions qui rendent délicate la possibilité de la définir.
• L’interprétation, dans le langage courant, s’oppose d’abord au fait, en ce que ce dernier s’impose sans justement nécessiter aucune interprétation.
• Elle est également proche de la notion de compréhension. Toute compréhension est-elle cependant une interprétation ? Par exemple, lorsqu’on me parle, ai-je besoin d’interpréter chaque mot ou bien est-ce que je les comprends directement.
• L’interprétation s’entend en deux sens : elle est d’abord le processus qui tente de dévoiler un sens, une signification. elle n’a alors pas le caractère de l’immédiateté, contrairement par exemple à l’intuition ou la perception. Elle peut deuxièmement désigner le résultat du processus, c'est-à-dire, la signification elle-même.
• La notion de « tout » est également problématique : faut-il y inclure le non-être par exemple, c'est-à-dire ce qui n’est pas ?
Problématisation :
Le problème qui se pose d’abord est celui du statut des objets de l’interprétation : peuvent-ils être n’importe quel objet. N’y a-t-il pas au contraire des objets qui se donnent sans plus, sans que soit nécessaire une interprétation, comme les objets de notre perception sensible ? Formulé autrement, notre problème revient à demander :
I – Y a-t-il des objets qui livrent toujours déjà leur signification ?
Inversement :
II – Y a-t-il des objets qui résistent à toute interprétation ?
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