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Sujet : Toute connaissance commence-t-elle par une sensation ?

Définitions des termes :
  • tout : La totalité sans exception.
  • connaissance : CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. Connaissance: a) Acte par lequel un sujet s'efforce de saisir de saisir et de se représenter les objets qui se présentent à lui. b) Résultat de cet acte.
  • sensation : Fait de conscience élémentaire provoqué par l'excitation d'un organe des sens.

Extrait du corrigé : L'esthétique transcendantale a pour objet les deux formes a priori de l'intuition: le temps et l'espace. Pour que je puisse me représenter des choses comme distinctes et étendues, il faut que la représentation de l'espace soit posée comme fondatrice. On peut se représenter un espace vide d'objets, mais on ne peut penser un objet en dehors d'une représentation spatiale. Ainsi, l'espace n'est pas un concept car il peut avoir une multitude infinie de représentations. Sur le caractère a priori de l'espace se fonde la certitude nécessaire de tous les principes de géométrie. L'espace est donc la condition subjective qui permet une intuition extérieure, mais les conditions particulières de la subjectivité humaine ne peuvent pas être celles de la possibilité des choses. Elles sont conditions de leurs mani­festations phénoménales. L'espace contient les phénomènes, mais pas les choses en soi. La seconde forme de l'intuition pure est le temps car, procédant par analogie avec l'espace, on voit que l'on peut se représenter le temps sans objet, mais non les phéno­mènes hors du temps. Nous ne pourrions pas percevoir des événements ou des objets comme successifs ou simultanés si le temps, comme forme de l'intuition, n'était présent en nous a priori.

	Toute connaissance commence-t-elle par une sensation 	?

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Définitions

  • tout : La totalité sans exception.
  • connaissance : CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. Connaissance: a) Acte par lequel un sujet s'efforce de saisir de saisir et de se représenter les objets qui se présentent à lui. b) Résultat de cet acte.
  • sensation : Fait de conscience élémentaire provoqué par l'excitation d'un organe des sens.

Problématique

L'enfant qui apprend progressivement, fait l'expérience des obstacles qu'il a devant lui, il apprend la distance, il apprend à les contourner et cela de manière sensible, la sensation étant pour lui certainement motif de connaissance, mais la connaissance que l'enfant a acquise correspond-elle à toute connaissance ?

Toute connaissance commence-t-elle avec la sensation ?  La sensation est une donnée presque impossible à saisir dans sa pureté mais dont on s'approche comme d'une limite, ce serait l'état brut et immédiat conditionné par une excitation physiologique susceptible de produire une modification consciente en d'autre terme, ce qui resterait d'une perception si on en retirait tout ce qui s'y ajoute la mémoire, l'habitude, l'intelligence, l'entendement, la raison, et si l'on rétablissait tout ce que l'abstraction en écarte, notamment le ton affectif , l'aspect dynamogénique ou inhibitoire qu'elle présente.

       Le premier problème est que nous savons qu'il faut se méfier des sensations, du fait même qu'elles sont remplies de subjectivité et qu'elles ne nous donnent pas l'universalité des principes de la raison, car elles sont souvent du domaine de l'individuel et du singulier. Le sujet est d'autant plus difficile qu'il parle d'une sensation, et non de la sensation, mais justement de quelle sensation s'agit-il au juste ?

 

Nous allons entreprendre dans un premier temps l'examen des diverses connaissances afin de comprendre ce qu'elles tiennent d'une sensation, ensuite nous nous demanderons si une sensation est à l'origine ou le fondement de la connaissance pour voir ensuite que ce n'est que la collaboration de la raison et de la sensation qui nous offre les meilleures garanties pour obtenir une connaissance.



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