Toute vérité est-elle bonne à dire ? *
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Aperçu du corrigé : Toute vérité est-elle bonne à dire ?
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Une vérité n'est pas bonne à dire tant que celui qui demande à l'entendre ne la mérite pas.
Transition :
· J'ai le droit de taire la vérité, voire de mentir, dans la mesure où les circonstances m'y obligent. La vérité n'est bonne à dire que si elle sert l'intérêt d'autrui. Constant écrit : « nul homme n'a droit à la vérité qui nuit à autrui ». · Cependant, les situations évoquées (protéger un être faible d'une vérité trop brutale ou sauver la vie d'un homme bon par un mensonge) = cas extrêmes, relevant d'une stratégie de casuiste : on évoque des évènements singuliers afin d'éprouver l'applicabilité d'un principe ou d'une règle abstraite par rapport à la réalité qu'elle entend juger. Conséquence : on présuppose qu'en soi, la vérité est bonne à dire.
· D'où le problème : Si un principe se révèle inopérant, impraticable à quoi bon l'appeler principe ? Si une règle tolère des exceptions, en quoi est-elle encore une règle ? Autrement dit, ne faut-il pas maintenir « coûte que coûte » que toute vérité est bonne à dire ?
· Enjeu : l'universalisme des principes moraux.
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