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Toute vérité est-elle bonne à dire ?

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Sujet : Toute vérité est-elle bonne à dire ?

Aperçu du corrigé : Toute vérité est-elle bonne à dire ?



Publié le : 15/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

Toute vérité est-elle bonne à dire ?
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  • tout : La totalité sans exception.
  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
  • dire : Affirmer, soutenir, tenir pour vrai.

 

 

 



Une vérité n'est pas bonne à dire tant que celui qui demande à l'entendre ne la mérite pas.  

Transition :

·         J'ai le droit de taire la vérité, voire de mentir, dans la mesure où les circonstances m'y obligent. La vérité n'est bonne à dire que si elle sert l'intérêt d'autrui. Constant écrit : « nul homme n'a droit à la vérité qui nuit à autrui ». ·         Cependant, les situations évoquées (protéger un être faible d'une vérité trop brutale ou sauver la vie d'un homme bon par un mensonge) = cas extrêmes, relevant d'une stratégie de casuiste : on évoque des évènements singuliers afin d'éprouver l'applicabilité d'un principe ou d'une règle abstraite par rapport à la réalité qu'elle entend juger. Conséquence : on présuppose qu'en soi, la vérité est bonne à dire.

·         D'où le problème : Si un principe se révèle inopérant, impraticable à quoi bon l'appeler principe ? Si une règle tolère des exceptions, en quoi est-elle encore une règle ? Autrement dit, ne faut-il pas maintenir « coûte que coûte » que toute vérité est bonne à dire ?

·         Enjeu : l'universalisme des principes moraux.


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  • jeje (Hors-ligne), le 19/01/2011 à 19H17.
  • Catherine70099 (Hors-ligne), le 22/06/2010 à 22H23.
  • Azbruh59626 (Hors-ligne), le 09/05/2010 à 09H20.
  • Manon66539 (Hors-ligne), le 01/05/2010 à 01H14.
  • Nicolas49573 (Hors-ligne), le 13/12/2009 à 13H17.
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