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Extrait du corrigé : La vérité n'est-elle pas un droit égal pour tout être raisonnable ? b) Tout le monde n'a pas droit à la vérité Poser que toute vérité est bonne à dire = principe qui tend à faire de l'honnêteté un devoir. Or, comme le souligne Constant, cité par Kant dans D'un prétendu droit de mentir par humanité : « Dire la vérité est un devoir. Qu'est-ce qu'un devoir ? L'idée de devoir est inséparable de celle de droits : un devoir est ce qui, dans un être, correspond aux droits d'un autre. Là où il n'y a pas de droits, il n'y a pas de devoirs. Dire la vérité n'est donc un devoir qu'envers ceux qui ont droit à la vérité. » illustration : Les misérables, de V. Hugo : Soeur Simplice, une nonne ( !) cache Valjean et ne dit pas la vérité à Javert venu le trouver : elle dit qu'elle est seule et qu'elle n'a vu personne. Taire la vérité = bonne action car l'arrestation de Valjean, bien que voulue par la justice (incarnée par l'esprit borné et têtu de Javert), aurait été, aux yeux de soeur Simplice (au regard de la morale divine) la pire injustice.
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Remarque sur l’intitulé du sujet :
· Il s’agit de s’interroger sur la vérité en tant qu’elle se dit ; en d’autres termes, on présuppose que quelque chose est dit, et que ce quelque chose est une vérité. Le problème étant de savoir si ce quelque chose est, du seul fait qu’il est vrai, « bon à dire ».
· En effet, on nous demande d’attribuer une valeur à la vérité : faut-il toujours dire ce qui est vrai ? Il s’agit de questionner la vérité dans sa dimension morale : vrai et bien coïncident-ils nécessairement ?
· Enjeu : sincérité et l’honnêteté et plus précisément le droit de taire une vérité, voire de mentir.
· La question relève de la casuistique (l’art de traiter les cas) : en soi, la vérité est bonne à dire, mais, de fait, une vérité, une proposition vraie donnée, l’est-elle tout autant ?
· Pour cerner le problème, il suffit de penser à un cas concret où il est bon de taire la vérité ; [exple : ne serais-je pas obligé de taire la vérité à un assassin venu tuer mon ami si je veux sauver la vie de ce dernier ?] ensuite, de souligner en quoi, cependant, on ne pourrait ériger ce cas singulier en règle universelle, c’est-à-dire qu’on ne saurait renoncer à faire de la vérité une valeur.
Problématique : L’honnêteté est une valeur : on considère que dire la vérité est, sinon un devoir, au moins une bonne chose. Cependant, est-ce toujours le cas ? Si, comme le fait remarquer Aristote, le monde des « affaires humaines » ne connaît pas la nécessité et la fixité des objets physiques, ne faut-il pas admettre que certaines vérités, compte tenu des circonstances, ne sont pas bonnes à dire ? Mais, si tel est le cas, comment ne pas reconsidérer alors la valeur morale accordée à l’honnêteté ? Peut-on tolérer qu’il soit licite de taire la vérité sans pour autant mettre à mal cet idéal que constitue l’honnêteté ?
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