La transgression des interdits est-elle forcément une régression ? *
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : La transgression des interdits est-elle forcément une régression ?
A première vue, il semble bien que nous ne pouvons que répondre par l'affirmative à la question qui nous est posée : la transgression d'un interdit est forcément une régression, car l'édiction d'un interdit est une conquête sur la nature humaine, le moyen de régler la méchanceté fondamentale de l'homme pour favoriser la vie en société. Transgresser, c'est donc nécessairement régresser, dans la mesure où il n'y a pas de transgression sans destruction d'un interdit dont l'effet est bien souvent de permettre aux hommes de vivre ensemble. Cependant, n'y a-t-il pas lieu de voir dans la transgression d'un interdit quelque chose de plus qu'une nécessaire régression, dans la mesure où dans certains domaines (tels que la politique ou l'art) la transgression est le moyen d'un avènement du nouveau, l'instrument qui favorise la production du progrès ? Mais nous verrons dans un dernier temps que la valorisation automatique de la transgression dans tous les domaines peut conduire à l'aporie, et qu'il doit s'établir une dialectique savante et raisonnée entre le désir de transgresser et la valeur sociale de l'interdit.
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La transgression des interdits est-elle forcément une régression ?