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Le travail: douleur ou plaisir ?

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Sujet : Le travail: douleur ou plaisir ?

Aperçu du corrigé : Le travail: douleur ou plaisir ?



Publié le : 13/2/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	Le travail: douleur ou plaisir ?
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Le travail: douleur ou plaisir ?



  • travail : Du latin populaire tripalium, «machine à trois pieux » destinée à immobiliser les chevaux pour les ferrer, d'où « instrument de torture ». Toute activité visant à la production d'une oeuvre utile. Spécialement, ensemble des activités accomplies par l'homme pour produire des biens et des services en contrepartie desquels il est rémunéré. * Le travail est souvent associe a la peine et a la souffrance. Dans la Bible d'ailleurs, Dieu punit le premier péché en chassant Adam du jardin d'Eden et en l'obligeant à cultiver désormais une terre stérile : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ». * Pour Marx, le travail humain contribue à transformer l'homme tout autant que la nature. En effet, contrairement à l'animal, qui agit par pur instinct, l'homme détermine dans sa conscience le but qu'il veut atteindre avant de le réaliser. « Ce qui distingue dès l'abord le plus mauvais architecte de l'abeille la plus experte, écrit Marx, c'est qu'il a construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans la ruche. » * Le travail salarié constitue, selon Nietzsche, « la meilleure des polices » : « il tient chacun en bride et s'entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l'indépendance ».
  • plaisir : Du latin placere, être agréable à .. a) Sensation ou émotion agréable, liée à la satisfaction d'un besoin, d'un désir. b) Principe de plaisir : chez Freud, principe primaire en vertu duquel nous cherchons d'abord à nous procurer du plaisir et à fuir le déplaisir.

Dans La Genèse, la punition d’Adam pour avoir passé outre l’interdit divin se manifeste non seulement par son expulsion du jardin d’Eden, mais également par la condamnation au travail : les besoins des hommes ne seront plus comblés par le don du sol, mais « c’est dans la peine », « à la sueur de [s]on visage » qu’ils devront être étanchés. Mais peut-on circonscrire le travail à la seule transformation de la Nature dans le but d’obtenir une réponse à nos besoins ?

Car il nous arrive également de travailler sans pouvoir écarter le plaisir que nous en tirons : ainsi, s’exercer à faire des gammes sur un instrument de musique n’est pas seulement une contrainte, cela peut également nous être agréable, s’apparenter à un loisir.

Il s’agit donc de s’interroger sur les modalités qui font du travail une douleur ou un plaisir : n’est-il pas synonyme dans le cadre de la seconde alternative, d’un accomplissement, voire d’un dépassement de soi ? En revanche, si le travail apparaît comme un douleur, n’est-ce par parce qu’il nous renvoie sans cesse à la nécessité de répondre à nos besoins, niant par là celui qui l’accomplit au bénéfice du résultat produit ? En d’autres termes : le travail est-il aliénation ou libération ?



-       Si cette conception du travail comme douleur est fortement connotée historiquement, on la retrouve sous d'autres formes plus contemporaines avec la division du travail, syndrome de la modernité critiquée par Marx. Le travail devient aliénation : dépossédé de ses moyens de production, le travailleur ne vend pas son travail mais sa force de travail, il est obligé de se vendre s'il veut survivre. Le salaire ne rétribue pas la valeur du travail mais la force de travail : l'objet une fois produit, le capitaliste le revend à sa valeur d'échange, générant un profit supérieur au salaire. Le travail concret du salarié se transforme en abstraction : dépossédé de l'objet de son travail, le travail aliène l'ouvrier. ð  Dans les Manuscrits de 1844, Marx note que « dans les conditions de l'économie politique, cette réalisation du travail apparaît comme déperdition de l'ouvrier, la matérialisation comme perte et servitude matérielles, l'appropriation comme aliénation, comme dépouillement ».    

LE TRAVAIL COMME PLAISIR : L'HUMANISATION PAR LE TRAVAIL  

-       Pour contrecarrer l'analyse de H. Arendt évoquée plus haut : Hegel in La Phénoménologie de l'Esprit : la dialectique du maître et de l'esclave. Si ce dernier est toujours occupé à répondre aux besoins de son maître, s'il ne peut goûter aux plaisirs et à l'oisiveté, l'esclave est néanmoins un être indépendant. En transformant la nature, l'esclave se libère : il se réalise lui-même par son travail. Il se réalise et se définit sans passer par le Maître, alors que ce dernier apparaît comme celui qui a le plus besoin de l'Autre.


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  • lbby69 (Hors-ligne), le 18/04/2012 à 18H17.
  • LimaMackenzii (Hors-ligne), le 29/01/2011 à 29H03.
  • Anne56267 (Hors-ligne), le 11/11/2010 à 11H11.
  • Suzanne19444 (Hors-ligne), le 27/02/2009 à 27H11.
  • Myriam24194 (Hors-ligne), le 24/02/2009 à 24H06.
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