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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : L'une choisit ou rejette par instinct, et l'autre par un acte de liberté ; ce qui fait que la bête ne peut s'écarter de la règle qui lui est prescrite, même quand il lui serait avantageux de le faire, et que l'homme s'en écarte souvent à son préjudice. C'est ainsi qu'un pigeon mourrait de faim près d'un bassin rempli des meilleures viandes, et un chat sur un tas de fruits, ou de grain quoique l'un et l'autre put très bien se nourrir de l'aliment qu'il dédaigne, s'il s'était avisé d'en essayer ; c'est ainsi que les hommes dissolus se livrent à des excès, qui leur causent la fièvre et la mort ; parce que l'Esprit déprave les sens, et que la volonté parle encore quand la Nature se tait. [...] La nature commande à tout animal, et la bête obéit. L'homme éprouve la même impression, mais il se reconnaît libre d'acquiescer, ou de résister; et c'est surtout dans la conscience de cette liberté que se montre la spiritualité de son âme. » L'homme et l'animal diffèrent en ce que le premier est libre et le second agît par instinct, c'est-à-dire, est commandé par sa propre nature. En conséquence, pour notre problème, le travail apparaît chez l'homme comme un projet volontaire : l'individu choisit librement de s'accomplir lui-même par le travail. Au contraire, chez l'animal, ce que nous appelons à tort travail n'est qu'une activité instinctive visant à sa propre conservation. Le travail n'est donc pas uniquement voué à satisfaire nos besoins, mais il est également la preuve répétée de notre liberté, c'est-à-dire, de se qui nous différencie de l'animal. Le travail est donc bien un moyen et non seulement une nécessité.
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POUR DÉMARRER.
Le travail n'est-il qu'un moyen, un instrument pour parvenir à une fin, et cette fin est-elle de subvenir à ses besoins ? Subvenir à ses besoins, est-ce gagner sa vie ? On va parler de la valeur marchande du travail. Le travail ne permet-il que d'avoir un salaire permettant de subvenir ? Le travail, par définition, a pour but la satisfaction d'un besoin. Pourtant, il n'est pas qu'une valeur marchande, il a une valeur sociale, morale. Et le travail créateur, artistique, ne rentre pas du tout dans le cadre d'une utilité matérielle. C'est également un moyen de prendre conscience de soi (d'acquérir une certaine dignité, puisque ne pas travailler dans notre société conduit à la déchéance). Le travail satisfait-il tous les besoins ? Réussit-il d'ailleurs à satisfaire ne serait-ce qu'un besoin (Réflexion sur l'aliénation par le travail, voir Marx) ? Au lieu d'apporter une satisfaction, n'apporte-t-il pas une souffrance ? Au lieu de gagner sa vie, on perd sa vitalité ou même, on perd son humanité (problème de l'esclavage). Et pourquoi serait-il si réducteur que le travail ne soit qu'un moyen (réflexion sur le "ne/que" du sujet) ? L'activité consciente par laquelle l'homme extériorise dans le monde des fins destinées à le modifier représente-t-elle simplement une médiation pour apaiser nos états de tension interne ? La question posée conduit à un certain type de réponse. Elle n'est pas innocente.
Analyse du sujet :
Problématisation :
Si le travail est un moyen de subvenir à nos besoins, et que par ailleurs, nous reconnaissons que nous avons des besoins et ne pouvons pas y échapper, n'est-il pas alors plutôt une nécessité ? Prétendre qu'il est un moyen laisse en effet entendre qu'il serait un moyen parmi d'autres. Or l'expérience quotidienne tend à montrer le contraire. Mais dira t-on du travail qu'il est encore un moyen s'il est le seul moyen ? Ce qui s'impose à nous n'est plus un moyen mais devient au contraire une nécessité.
I – Le travail est-il un moyen ou une nécessité ?
S'il n'est que simple nécessité, alors nous aurons répondu à la question de notre sujet. En revanche, s'il est moyen et non nécessité, c'est qu'il est moyen d'autre chose que de nos besoins. D'où cette seconde question :
II – De quoi est-il le moyen (s'il l'est) ?
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