Peut-on affranchir le travailleur de toute servitude ? *
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : Peut-on affranchir le travailleur de toute servitude ?
On n'a pas coutume de dire qu'un fleuve qui transporte des cailloux, des graviers, des sables et qui par ses alluvions forme un delta, ou qu'un castor qui construit un barrage, travaille au sens propre du terme. Seul l'homme travaille. Il convient donc de déterminer en quoi le travail constitue une activité spécifiquement humaine.
D'autre part, l'homme a le souvenir d'un âge d'or, d'un paradis perdu, d'un état «primitif» de l'humanité où il n'y avait pas de travail. Cette nostalgie de ce qui n'est plus témoigne que le travail est vécu comme une servitude.iii : L'ouvrier est soumis à des impératifs de rendement, on se sert de sa force productrice pour accumuler du capital. L'ouvrier est en ce sens privé de sa liberté, car lui-même utilisé comme un outil, de la même façon que Aristote disait de l'esclave grec qu'il est "le prolongement de la main de son maître".. iv : L'ouvrier lui même finit par être considéré comme une marchandise : il échange sa vitalité productrice contre une (maigre) somme d'argent. Paroxysme de la déshumanisation. - Ce constat est celui de l'exploitation capitaliste de l'homme par l'homme et est ce qui motive Marx à créer ce qu'on a appelé le marxisme, qui vise à réabiliter l'homme dans une société sans classe, par la révolution prolétarienne. - Il n'y a donc pas besoin d'aller chercher dans l'histoire des grecs pour trouver une adéquation entre travail et aliénation, servitude (servus = esclave en latin), l'histoire récente de l'évolution des modes de production nous suffit : d'un point de vue subjectif, le travail apparaît comme déshumanisant, devenu nécessaire pour subvenir, et ayant perdu son caractère créatif, le travail s'impose à l'homme, dès l'enfance, comme une punition. Mais, si le travail n'est que servitude et même si ce constat semble de prime abord sans appel, il faut se demander pourquoi l'homme continue à voir dans le travail une des valeurs fondatrices de la société moderne. Le travail n'est-il que servitude ? 2/ Le travail comme libérateur Le travail n'est pas que servitude, voyons dans quelle perspective il peut, tout au contraire, s'avérer être un plein élan vers la liberté. "A la vérité, le règne de la liberté commence seulement à partir du moment où cesse le travail dicté par la nécessité.
Corrigé de 4181 mots (soit 6 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet "Peut-on affranchir le travailleur de toute servitude ?" a obtenu la note de : aucune note
Peut-on affranchir le travailleur de toute servitude ?