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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- vie : Du latin vita, «vie», «existence». 1. Vie : en biologie, ensemble des phénomènes propres à tous les organismes (animaux et végétaux), parmi lesquels l'assimilation, la croissance et la reproduction. 2. Durée s'écoulant de la naissance à la mort. 3. Élan vital : chez Bergson, courant de vie qui se déploie à travers la matière en créant perpétuellement de nouvelles formes.
- sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
Extrait du corrigé : Exemples : 1- je peux vouloir être riche et cela me paraît être un but ; mais la question à se poser : en vue de quoi suis-je réellement en train de rechercher la richesse ? L'argent est-il une fin en soi ? 2- le malade accepte de boire la potion amère parce que son action vise, non pas l'agréable ou un plaisir immédiat, mais un but déterminé : recouvrer la santé (Gorgias, 467 c-e) Dans les deux cas, seul l'examen permet l'accès au bonheur via un exercice de la raison sur les fins que l'on se donne ( = sur ce qu'est le bien en soi). Transition : § La vie sans examen ne vaut pas la peine d'être vécue : une telle vie, excluant la possibilité de donner du sens (= rôle de la pensée), ne peut être que vouée à l'insatisfaction (l'esprit est soumis à l'incessante réitération des désirs et voué à des satisfactions ponctuelles, éphémères) et surtout, elle ne peut être heureuse. § Conséquence : l'examen est nécessaire : il donne à la vie une dimension plus haute. 3- l'examen génère l'angoisse qui provoque la révolte ou donation de sens Pour la philosophie existentialiste une vie sans examen = vie possédant un « caractère machinal » (Sartre). Tant que nous vivons sans nous étonner et sans nous lasser de vivre, la vie se ramène à « faire les gestes que l'habitude commande » (Camus) : « Lever, tramway ; quatre heures de bureau ou d'usine, repas, tramway, quatre heures de travail, repas, sommeil et lundi mardi mercredi jeudi vendredi et samedi sur le même rythme, cette route se suit aisément la plupart du temps. » L'examen s'impose donc comme une rupture qui engendre la reconnaissance brutale de l'absurdité : « Un jour seulement, le « pourquoi » s'élève et tout commence dans cette lassitude teintée d'écoeurement ». Or, à partir de l'examen et du sentiment d'angoisse qui l'accompagne, va se mettre en place une exigence de sens visant à élucider ce sentiment d'absurdité et qui sortira le sujet de la monotonie aliénante menée jusqu'à présent. L'examen de sa propre vie provoque l'angoisse : des questions telles que la raison de notre venue a monde, celle de savoir quelle est notre destinée, provoquent un malaise au sein duquel vivre semble absurde : aucune raison ne justifie mon existence.
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Le corrigé du sujet " Une vie sans examen vaut-elle la peine d'être vécue ?" a obtenu la note de : aucune note
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La société hédoniste post-moderne tend de plus en plus à valoriser un genre de vie d’où la réflexion et l’étude sont exclues. En effet, le plaisir immédiat, l’immaturité et le divertissement sont les vertus cardinales : plus on rigole et plus notre vie est intense ! Mais l’intensité est-elle gage de qualité ? Socrate défend la thèse selon laquelle l’identification du bien au plaisir, c’est-à-dire l’amalgame entre bonheur (finalité de nos actions) et sensibilité ne va pas de soi : le plaisir peut tout aussi bien nuire qu’être bénéfique. Aussi seul l’examen de ce qu’est le bien en soi est à même de façonner une certaine qualité d’existence, de rendre possible la vie heureuse. Cependant, si la pensée est déterminante dans le genre de vie que l’on mène, est-ce suffisant pour soutenir qu’une vie sans examen ne vaut pas la peine d’être vécue ? De quel droit hiérarchiser ainsi les genres de vie ?
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