LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Qu'est-ce qui fait pour nous la supériorité de la technique sur toutes les autres activités humaines? C'est que, par la technique, l'homme maîtrise la nature. La technique se définit essentiellement comme cette prise de possession de la nature où l'homme affirme sa qualité d'être non naturel.Et en asseyant sa maîtrise technique de la nature, l'homme en même temps semble s'accomplir lui-même. Parce qu'il est un animal perfectible, parce qu 'il n'a pas de nature ou d'essence fixée une fois pour toutes, l'homme peut se faire lui-même au fil du temps, et même doit se faire. En ce sens, toute évolution technique, malgré la contingence de ce progrès plus ou moins rapide, plus ou moins décisif, n'est possible que parce que l'homme lui-même est par nature appelé à évoluer.On retrouve la trace de ce lien entre le progrès technique et la nature de l 'homme jusque dans les dénominations des différents stades de l' hominisation. Chaque étape est baptisée du nom de la percée technique majeure de l'époque en question. Nous avons ainsi: l'âge de la pierre taillée, celui du bronze, du fer, etc... jusqu'à l'âge nucléaire.
Corrigé de 3041 mots (soit 5 pages) directement accessible
fonction objectivité technique pouvons-nous progrès qu'à civilisation valeur d'une partir renoncer autrement recevables démocratie nous-mêmes science régimes admettre meilleur opinions toute penser connaître autrui mort
La technique, par son progrès, est souvent valorisée, au point d'être tenue pour un critère de civilisation. En effet, elle caractérise le mode d'être humain, en rupture avec le monde animal. De plus, les découvertes techniques jouent un rôle considérable dans l'amélioration des conditions de vie, avec toutes les conséquences que cela a sur les autres aspects culturels.
Cependant, le pouvoir que la technique donne à l'homme, sur la nature et sur les autres hommes, peut se retourner contre lui, jusqu'à l'aliéner ou le détruire, comme l'histoire le montre. Ainsi, le progrès technique est à double tranchant. Il conduit à poser un problème qui ne relève pas que de la technique, mais aussi de la politique et de la morale et, en général, des valeurs d'une civilisation.
En effet, le progrès technique n'est pas une forme de progrès parmi d'autres possibles. Il nous semble qu'il incarne à lui tout seul tout le progrès, qu' il est le progrès par excellence. Tout se passe comme si entre « progrès » et « technique » il y avait un lien essentiel: le progrès est pleinement un progrès, lorsque c'est un progrès technique. Le progrès semble être technique par nature.
Qu'est-ce qui fait pour nous la supériorité de la technique sur toutes les autres activités humaines? C'est que, par la technique, l'homme maîtrise la nature. La technique se définit essentiellement comme cette prise de possession de la nature où l'homme affirme sa qualité d'être non naturel.
Et en asseyant sa maîtrise technique de la nature, l'homme en même temps semble s'accomplir lui-même. Parce qu'il est un animal perfectible, parce qu‘il n'a pas de nature ou d'essence fixée une fois pour toutes, l'homme peut se faire lui-même au fil du temps, et même doit se faire. En ce sens, toute évolution technique, malgré la contingence de ce progrès plus ou moins rapide, plus ou moins décisif, n'est possible que parce que l'homme lui-même est par nature appelé à évoluer.
On retrouve la trace de ce lien entre le progrès technique et la nature de l ‘homme jusque dans les dénominations des différents stades de l' hominisation. Chaque étape est baptisée du nom de la percée technique majeure de l'époque en question. Nous avons ainsi: l'âge de la pierre taillée, celui du bronze, du fer, etc... jusqu'à l'âge nucléaire. Il semble donc que ce soit par la technique que l'homme est homme.
En outre, il semble bien que tout progrès, en quelque domaine que ce soit, reste subordonné à un progrès technique et en est tributaire.
Par exemple, un progrès médical n'est possible que dans la mesure où il y a progrès des instruments médicaux, comme le scanner par exemple. Tout se passe comme si le progrès technique occupait une place à part parmi toutes les formes de progrès dont l'homme est susceptible.
« Il est encore une autre cause de désillusion. Au cours des dernières générations, l'humanité a fait accomplir des progrès extraordinaires aux sciences physiques et naturelles, et à leurs applications techniques ; elle a assuré sa domination sur la nature d'une manière jusqu'ici inconcevable. Les caractères de ces progrès sont si connus que l'énumération en est superflue. Or les hommes sont fiers de ces conquêtes, et à bon droit. Ils croient toutefois constater que cette récente maîtrise de l'espace et du temps, cet asservissement des forces de la nature, cette réalisation d'aspirations millénaires, n'ont aucunement élevé la somme de jouissances qu'ils attendent de la vie. Ils n'ont pas le sentiment d'être pour cela devenus plus heureux. On devrait se contenter de conclure que la domination de la nature n'est pas la seule condition du bonheur, pas plus qu'elle n'est le but unique de l'oeuvre civilisatrice, et non que les progrès de la technique soient dénués de valeur pour "l'économie" de notre bonheur. » FREUD, Malaise dans la civilisation, p. 106-107.
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie