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Extrait du corrigé : On trouve une mise en cause de l'universalité exprimée par le courant sceptique du XVIIème siècle en France, incarné par la figure de Montaigne. Montaigne remet en question la prétention universelle de la morale chrétienne et plus généralement de la morale occidentale. Montaigne écrit en effet: "Les lois de la conscience, que nous disons être de nature, naissent de la coutume : chacun ayant en vénération interne les opinions et moeurs approuvées et reçues autour de lui, ne s'en peut déprendre sans remords, ni s'y appliquer sans applaudissement." ( Essais, 1580-1595). Les lois de la conscience sont les lois morales. Prétendre qu'il n'y a pas de loi morale par nature, c'est affirmer qu'elles sont relatives à notre environnement social. De plus, celles-ci sont l'objet d'une "vénération" seulement due au fait qu'elles sont partagées avec les hommes qui nous sont proches. De telle sorte que si j'agis immoralement, les autres risquent de me désapprouver; au contraire une action morale pourrait être l'objet d' "applaudissement". Ce qui est pointé du doigt, c'est la motivation de l'action morale. Les remords ou, au contraire, les satisfactions sont liés à l'opinion des personnes qui m'entourent.
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Première définition de la morale : « Ainsi toute la philosophie est comme un arbre dont les racines sont la métaphysique, le tronc est la physique, et les branches qui sortent de ce tronc sont toutes les autres sciences qui se réduisent à trois principales, à savoir la médecine, la mécanique et la morale.-» (DESCARTES, Ibidem.)
Il semble que la référence à la morale renvoie toujours à une instance supérieure, voire universelle, et que ce référent transcende nos vélléités particulières. Parler de morale relative apparaît comme contradictoire puisque l’adresse à la morale (et même surtout à la Morale) est le moyen d’affirmer un pouvoir incontestable et non soumis aux variations.
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