LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- idée : Parfois synonyme de représentation mentale, parfois de concept (idée générale et abstraite); dans le platonisme, et avec un I majuscule, les Idées sont les modèles des choses, existant en soi, que l'âme contemplait avant son incarnation. Nous fabriquons les concepts, nous contemplons les Idées.
- droit : a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droit de vote); possibilité d'y prétendre ou de l'exiger (droit au travail, droit de grève). b° Le droit: ce qui est légitime ou légal, ce qui devrait être, opposé au fait, ce qui est. c° Ce qui est permis par des règles non écrites (droit naturel) ou par des règles dûment codifiées (droit positif). Le droit positif est l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Le droit naturel est l'ensemble des prérogatives que tout homme est en droit de revendiquer, du fait même de son appartenance à l'espèce humaine (droit au respect).
Extrait du corrigé : Tu es d'avis qu'il faut travailler à l'emporter sur les autres : c'est que tu négliges la géométrie ». (Gorgias, 507e) c) Si l'on peut donc considérer qu'il existe un principe de justice en soi, et que celui-ci est accessible à l'homme, ne pourrait-on pas estimer que ce dernier nous permette également de fonder un droit international ? Rien ne semble s'opposer en théorie à l'extension d'un tel principe, puisque celui-ci s'attache à être universel. Transition : Mais ne faudrait-il pas s'interroger, au-delà du domaine théorique, sur la réalité pragmatique d'une telle conception de la justice ? Mais cet universel est chaque jour démenti par les particularismes nationaux a) La conception de la justice que nous a présentée Platon s'inscrit dans un contexte particulier : il vise par là l'unité de la cité. Or la cité grecque est constituée d'une population assez peu nombreuse, et, qui plus est, Platon considère qu'une cité bien ordonnée est une cité où règne la cohésion et l'unité. Le modèle de la cité grecque correspond donc à un ensemble de circonstances bien précises qu'il est peut-être difficile de déplacer dans un autre lieu et dans d'autres temps. Souhaiter l'extension de ce modèle à toutes les nations, ne serait-ce pas prendre le risque de l'anthropocentrisme par lequel on juge de tout par la lorgnette de son point de vue restreint ? b) Cette conception platonicienne de la justice semble ainsi bien difficile à appliquer à l'échelle mondiale, puisqu'il s'agit dès lors de réguler les interactions de nations entières. Outre le problème du nombre, ces différentes nations sont le résultat d'un long processus historique qui a constitué pour chacune d'entre elles une certaine identité nationale.
Corrigé de 1702 mots (soit 3 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " Que vaut l'idée d'un droit international ?" a obtenu la note de : aucune note
être vérité sensibilité d'une cette international possession mieux l'idée conscience réponse "qui droit pas dévoilement vaut illusions mort jamais d'être" connais-toi utopique toi-même question volonté l'art soi-même réflexion penser exacte d'un l'expression suis-je limites vérité pensez-vous
Analyse du sujet :
- Avant de répondre à la question posée, il semble qu’il faille déjà déterminer un de ses soubassements : peut-on fonder l’idée de droit ? Car si tel n’est pas le cas, il semble évident qu’il est impossible de fonder l’idée d’un droit international.
- Pour répondre à cette question, l’on peut partir d’un constat assez simple : le droit est généralement ce qui s’oppose au fait brut, voire ce qui y remédie.
- Accepter cette hypothèse, c’est admettre qu’il y a quelque chose qui donne sens au droit et qui lui permet de s’imposer face au fait, qui lui confère la particularité de valoir plus que le fait.
- Il ne faudrait cependant pas écarter le sujet et se contenter d’interroger le concept de droit en tant que tel. Cette première approche ne doit être qu’une invitation à explorer la spécificité du droit international.
- On peut donc se poser la question de savoir ce qui, par rapport au droit en général, rendrait la chose plus complexe avec l’idée de droit international.
- La réponse est presque déjà donnée : la difficulté du droit international réside dans le fait qu’il ne concerne pas simplement les individus connaissant une même norme de droit mais qu’il s’applique à des nations différentes.
- Qu’est-ce qui caractérise une nation traditionnellement ? C’est le fait que les individus qui la composent ont conscience d’appartenir à un même groupe.
- La difficulté du droit international consiste donc en cela qu’il n’est pas assuré que les différentes nations ressentent les unes les autres l’idée qu’elles auraient quelque chose en commun.
- Il faut donc, pour pouvoir fonder l’idée d’un droit international, que le concept de droit trouve une norme commune aux différentes nations et qu’elle soit respectée par tous.
Problématisation :
L’idée de droit international est problématique car elle remet en cause la souveraineté des nations. Cette souveraineté consiste en ce que la nation dispose du droit exclusif d’exercer l’autorité politique sur son peuple, et ainsi peut-elle décider en totale autarcie du système juridique qu’elle utilisera. Constituer un droit international, c’est donc partir du postulat qu’il y a quelque chose au-dessus de la souveraineté nationale, quelque chose qu’il est légitime d’imposer aux nations. Mais peut-on trouver une norme qui puisse être commune aux différentes nations ? Cette norme peut-elle être suffisamment forte pour être reconnue par toutes les nations ?
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie