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Que vaut une preuve contre un préjugé ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Que vaut une preuve contre un préjugé ?



Publié le : 24/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

Que vaut une preuve contre un préjugé ?
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APPROCHE: « Preuve « signifie connaissance démontrée ; « préjugé « signifie au contraire : idée acceptée avant d'être examinée (pré-jugé), idée préconçue. Un préjugé n'est pas nécessairement faux, mais il est cru sans qu'on ait la preuve de sa vérité ou de sa fausseté. Une preuve peut donc logiquement soit établir la vérité d'un préjugé, soit établir sa fausseté. Par exemple, le préjugé selon lequel le soleil tourne autour de la terre a été ruiné par la preuve du contraire. Mais pourquoi demander alors : « Que vaut une preuve contre un préjugé ? « et non l'inverse : « Que vaut un préjugé contre une preuve « ? La formulation du sujet suppose donc que les préjugés peuvent avoir une force qui leur fait résister aux preuves susceptibles de les réfuter. On peut donc reformuler le sujet ainsi : « comment expliquer que les preuves ne suffisent pas à détruire les préjugés ? «. Cela nous permet de comprendre le sens de la question « que vaut... ? «. Il faut ici distinguer une valeur logique de la preuve (la preuve que la terre tourne autour du soleil prive en effet le préjugé inverse de tout fondement) et une valeur psychologique de la preuve : bien que la rotation de la terre autour du soleil soit prouvée, le préjugé inverse peut continuer à être cru. Pour quelles raisons ? C'est ce à quoi le sujet invite à réfléchir.

L'erreur ici serait de comprendre : la preuve vaut-elle mieux que le préjugé ? Question totalement dépourvue d'intérêt : comment pourrait-on soutenir le contraire, et une question dont la réponse est évidente est a priori une fausse question. Mais en réalité le sujet est : que vaut une preuve contre un préjugé ? La préposition « contre « indique que la preuve et le préjugé sont engagés dans une lutte et l'on se demande alors quelles sont les chances pour la preuve de l'emporter face à son adversaire.
A quelle occasion cette question se pose-t-elle vraiment ? On imagine bien un scientifique ou un philosophe qui, après s'être évertué à prouver, par exemple, que la notion de race humaine est sans valeur, constaterait son impuissance à contrer les « arguments « du démagogue qui sait adroitement flatter les préjugés racistes de son auditoire. La question qu'il viendrait alors à se poser : « Que vaut une preuve contre un préjugé ? « exprimerait son sentiment d'échec et la réponse qu'elle appellerait serait évidente : « La preuve ne vaut rien, ou pas grand-chose. «

 



Socrate fut accusé de corrompre la jeunesse et d'introduire de nouveaux dieux dans la cité. Il prit en charge sa défense, montrant l'erreur de ses accusateurs, dénonçant chacun des chefs d'accusation. Rien n'y fit. Il fut condamné à mort par l'assemblée des citoyens d'Athènes, incapable de se débarrasser de la représentation qu'elle avait de cet homme. Les hommes peuvent affirmer ou nier à l'encontre des preuves. L'histoire judiciaire, l'histoire tout court, est pleine de ces jugements précipités qui, sur fond de préjugés religieux, raciaux ou idéologiques, ont rendu faussement coupables des innocents. Il y a là quelque chose de scandaleux. Juger sans preuves, imposer jusque dans la mort les conséquences d'un préjugés relève davantage de l'irrationnel que de la saine raison. Mais le préjugé est tenace et disparaît difficilement devant la preuve. L'opinion raciste continue d'exister alors que le contenu scientifique de la notion de race est vide. Preuves et préjugés peuvent se contredire mais aussi coexister. Deux instances semblent s'opposer et se contrarier. Que vaut donc une preuve contre un préjugé?


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    Problématique

    Les préjugés ne sont jamais fondés sur des preuves. On les dissipe en démontrant qu'ils ne correspondent pas à la réalité. Mais, certains préjugés sont impossibles à éradiquer même en démontrant leur fausseté. Certains tiennent plus à leurs préjugés qu'à la vérité.

    Ajouté par Emmanuel9082

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