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Extrait du corrigé : Bien sûr nous brûlons aujourd'hui ce que nous avons adoré hier (« tu la rejettes loin de toi »). Mais l'homme n'est-il pas, dans ce mouvement apprécié comme un progrès, le jouet de l'imagination ? NIETZSCHE ne dit pas à son lecteurs : « Tu sais » ou « tu penses ». Mais « tu te figures ». Cette imagination provoque l'illusion. alors le lecteur supposé que représente NIETZSCHE un instant, avance l'argument de la raison : c'est le temps, le progrès qui apportent une meilleure connaissance. C'est donc une « victoire » de la raison que de se débarrasser des opinions du passé et de les dénoncer comme des erreurs.NIETZSCHE dénonce la dialectique trop bien construite sur l'opposition passé/présent ; erreur/vérité. De même, il dénonce l'opposition illusion du passé/raison du présent. La dénonciation n'a rien de brutal.
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Le corrigé du sujet "La vérité est-elle contraignante ou libératrice ?" a obtenu la note de : 









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libératrice penser démocratie autrui vérité opinions contraignante objectivité sens nous-mêmes partir science recevables admettre toute connaître autrement mort quel qu'à dire renoncer régimes pouvons-nous libératrice meilleur
La connaissance adéquate du réel restreint-elle nos possibilité de choix, d'action, ou bien les accroît-elle ? Contribue-t-elle ou non à nous rendre libres et autonomes ?
En quel sens peut-on dire que la vérité est libératrice ?
Si la vérité est libératrice, est-ce le mensonge, ou l'absence de vérité qui sont des poids ? Mais par rapport à quoi ? La morale, la conscience ? La vérité en elle-même n'est-elle pas un enfermement ? La question porte sur le cas de celui qui peut vivre heureux mais méchant. Le sujet pose que la vérité n'est pas forcément liée avec les agréments d'une conscience. Mais il faut aller plus loin : est-ce que la question du mensonge a affaire avec ces agréments ? Ne faut-il pas le juger a priori, et estimer que juger moralement le mensonge, suppose de le condamner, quoiqu'il arrive ensuite ? Il faut donc distinguer le soulagement moral (une fois le mensonge reconnu), de la libération de la conscience (être en paix avec soi) et du soulagement psychologique lâche (être soulagé d'avoir vu l'efficacité de son mensonge). La liberté s'acquiert dans la pensée, qui conduit à la vérité en passant par le doute (Descartes). La "libre- pensée" ne se soucie donc que de l'évidence du vrai. La vérité libère du doute, de la mauvaise conscience. La vérité peut être aussi libératrice pour l'humanité. L'homme dans son intégralité psychologique ne peut en effet construire sa liberté tout en construisant continuellement et impunément ses mensonges défiant la morale commune à l'humanité. La vérité est nécessaire dans les rapports que l'homme entretient avec autrui, comme avec lui- même. Mais la libération de soi n'est-elle pas aussi affaire d'utopie, d'horizon inventé et pas seulement de vérité acquise ?
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