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Sujet : La vérité est-elle toujours de type scientifique ?

Extrait du corrigé : Si la philosophie a une valeur, ce n'est donc pas, ainsi que l'affirme Wittgenstein en produisant des vérités qui lui sont propres, mais en élucidant les conditions du savoir scientifique, seul dispensateur de vérités authentiques.Cette position peut toutefois se heurter à plusieurs objections :a) Le statut de ces sciences nouvelles que sont les « sciences humaines ». Elles conduisent à interpréter de manière moins restrictive l'expression « de type scientifique ». Celle-ci ne signifierait pas seulement « conforme à la logique ou à l'expérience ». Par exemple, l'histoire : c'est une science herméneutique*, c'est-à-dire de l'interprétation du sens des actions humaines. Elle n'est ni purement déductive, ni réductible à un ensemble de faits positifs et de dates. Dira-t-on pour autant qu'elle ne délivre aucune vérité ? ou même qu'elle ne mérite pas le nom de « science » ?b) L'objection « pascalienne » (à côté des « vérités de raison », il y a les « vérités du coeur »), ou « bergsonienne » (l'intuition accède à une vérité philosophique, et même métaphysique, étrangère à l'intelligence scientifique, chacune étant dans son genre justifiée, et même parfaite.c) L'objection « kantienne ».

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Le corrigé du sujet "La vérité est-elle toujours de type scientifique ? " a obtenu la note de :

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Définitions

  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
  • toujours : A tout moment, à toute époque ; éternellement, perpétuellement.

Problématique

De manière générale, on qualifie de « vrais » ou de « faux » aussi bien des énoncés que des choses, des événements, des situations, etc. Dans tous les cas, ces qualifications renvoient aux idées de concordance et de non concordance, d’adéquation et de non adéquation, de conformité et de non conformité. Pourtant un énoncé ou une chose (un événement, etc.) ne sont pas vrais de la même façon. L’énoncé « la terre tourne autour du soleil » est vrai parce qu’il est conforme à ce que l’on sait de la réalité ; en revanche, si on parle de vraies perles, c’est pour insister que ce ne sont pas des fausses en plastique par exemple ; toutefois, elles n’en restent pas moins réelles. Mais on ne peut dans l’état actuel de nos connaissances faire l’hypothèse que la terre ne tournerait pas autour du soleil. On remarque que c’est le jugement qui change sur la nature des perles par exemple (elles sont vraies ou fausses), mais leur existence n’est pas remise en cause. Les qualifications des choses comme vraies ou fausses rejoint la définition philosophique traditionnelle de la vérité comme « adéquation de l’esprit et de la chose ». Beaucoup de philosophes ont confondu, à l’instar du sens commun, vérité et réalité. La réalité désigne ce qui existe, ce qui s’impose par les sens (le monde sensible) ou par l’esprit (comme les idées mathématiques). Mais peut-on prétendre à une vérité totale ? 



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