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Victor Hugo, Les Misérables: Le suicide de JAVERT

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Victor Hugo, Les Misérables: Le suicide de JAVERT

Littérature

Aperçu du corrigé : Victor Hugo, Les Misérables: Le suicide de JAVERT



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Document transmis par : Sarah15491


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Victor Hugo, Les Misérables: Le suicide de JAVERT
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Jean Valjean, l'ancien bagnard, vient de sauver l'inspecteur Javert qui l'avait reconnu. Celui-ci, partagé entre le devoir et la reconnaissance, s'est résolu à laisser partir Jean Valjean. Mais il ne supporte pas le manquement au devoir. Il va s'accouder sur un parapet, au bord de la Seine. Javert pencha la tête et regarda. Tout était noir. On ne distinguait rien. On entendait un bruit d'écume ; mais on ne voyait pas la rivière. Par instants, dans cette profondeur vertigineuse, une lueur apparaissait et serpentait vaguement, l'eau ayant cette puissance, dans la nuit la plus complète, de prendre la lumière on ne sait où et de la changer en couleuvre. La lueur s'évanouissait, et tout redevenait indistinct. L'immensité semblait ouverte là. Ce qu'on avait au-dessous de soi, ce n'était pas de l'eau, c'était du gouffre. Le mur du quai, abrupt, confus, mêlé à la vapeur, tout de suite dérobé, faisait l'effet d'un escarpement de l'infini. On ne voyait rien, mais on sentait la froideur hostile de l'eau et l'odeur fade des pierres mouillées. Un souffle farouche montait de cet abîme. Le grossissement du fleuve plutôt deviné qu'aperçu, le tragique chuchotement du flot, l'énormité lugubre des arches du pont, la chute imaginable dans ce vide sombre, toute cette ombre était pleine d'horreur. Javert demeura quelques minutes immobile, regardant cette ouverture de ténèbres; il considérait l'invisible avec une fixité qui ressemblait à de l'attention. L'eau bruissait. Tout à coup, il ôta son chapeau et le posa sur le rebord du quai. Un moment après, une figure haute et noire, que de loin quelque passant attardé eût pu prendre pour un fantôme, apparut debout sur le parapet, se courba vers la Seine, puis se redressa, et tomba droite dans les ténèbres ; il y eut un clapotement sourd ; et l'ombre seule fut dans le secret des convulsions de cette forme obscure disparue sous l'eau. Victor Hugo, Les Misérables. En vous fondant sur une étude précise du texte — vocabulaire, syntaxe, temps verbaux, etc. — vous pourriez, par exemple, montrer comment Victor Hugo met en scène, dans une présentation fantastique, le face à face tragique de Javert avec sa conscience et son destin. Introduction En écrivant Les Misérables, en 1862, Victor Hugo a l'ambition d'écrire un grand roman populaire où se mêlent critique sociale, vision épique de l'Histoire (bataille de Waterloo, émeutes de juin 1832) et analyse psychologique. Dans ce passage, extrait d'un chapitre situé vers la fin du roman, et intitulé « Javert déraillé », V. Hugo nous présente un personnage déchiré, en proie au doute sur lui-même, comme il l'aurait fait pour Jean Valjean au moment où celui-ci se demandait s'il allait se dénoncer pour éviter le bagne à un innocent. Ainsi peut-on établir un parallélisme, qui n'est pas sans ironie tragique, entre l'ancien forçat et le policier. Composition de ce passage : Javert lance la description par son regard, puis cette description se fait par l'intermédiaire de l'impersonnel « on » (« on entendait ... on ne voyait pas ») et nous retrouvons Javert dans le dernier paragraphe, où il se suicide. On pourra étudier ce texte selon deux axes principaux : l'atmosphère tragique et fantastique et les réactions de Javert.


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Corrigé : Victor Hugo, Les Misérables: Le suicide de JAVERT Corrigé de 2201 mots (soit 4 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "Victor Hugo, Les Misérables: Le suicide de JAVERT" a obtenu la note de : aucune note

Corrigé consulté par :
  • bighuit-208669 (Hors-ligne), le 10/05/2013 à 10H12.
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    Problématique

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    .1 Javert le comprenait-il? Javert le pénétrait-il? Javert s'en rendait-il compte? Évidemment non. Mais sous la pression de cet incompréhensible incontestable, il sentait son crâne s'entr'ouvrir., HUGO, les Misérables, Jean Valjean, IV, p. 173.

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    Une escouade de sergents de ville l'épée au poing et d'agents armés de casse-tête et de gourdins se rua à l'appel de Javert. On garrotta les bandits (...) - Les poucettes à tous! cria Javert., HUGO, les Misérables, II, VIII, XXI.

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    Javert écrivit ces lignes (...) faisant fermement crier le papier sous la plume (...) Javert sécha l'encre fraîche sur le papier, le plia comme une lettre, le cacheta (...), HUGO, les Misérables, V, IV.

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    Javert avait réclamé main-forte à la Préfecture (...), HUGO, les Misérables, II, V, X.

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    En un clin d'oeil, avant que Javert eût eu le temps de se retourner, il fut colleté, terrassé, garrotté, fouillé., HUGO, les Misérables, IV, XII, VII

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    Il se nommait Javert, et il était de la police. Il remplissait à M. - sur M. - les fonctions pénibles, mais utiles, d'inspecteur., HUGO, les Misérables, I, V, V.

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    La prise de voile ou de froc est un suicide payé d'éternité., HUGO, les Misérables, II, VII, VII.

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    Javert interpella le portier du ton qui convient au gouvernement, en présence du portier d'un factieux., HUGO, les Misérables, V, III, X.

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    Quand Javert riait, ce qui était rare et terrible, ses lèvres minces s'écartaient et laissaient voir non seulement ses dents, mais ses gencives (...), HUGO, les Misérables, I, V, V.

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    Quelle est la couleur de la tomate ?

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