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D'où vient la force des préjugés ?

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Sujet : D'où vient la force des préjugés ?

Aperçu du corrigé : D'où vient la force des préjugés ?



Publié le : 16/2/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

D'où vient la force des préjugés ?
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D'où vient la force des préjugés ?



  • force : a) Principe de puissance ou d'action. b) Par opposition au droit: recours à la contrainte pour faire respect un pouvoir illégitime. c) Droit du plus fort: conception qui fait reposer l'autorité du chef sur sa supériorité physique. d) Fort: qui possède la force au sens fort ou au figuré. Opposé à faible.
  • préjugé : Littéralement, qui est "jugé avant". Se dit des croyances, des opinions préconçues qui empêchent d'avoir une vision rationnelle et objective des choses. Le préjugé à proprement parler est un jugement d'avant le jugement vrai. S'intéresser au pré-jugé, c'est donc par conséquent s'intéresser à la notion de jugement dès lors que le préjugé est une forme de jugement. Le jugement en tant que faculté de juger est d'abord une puissange qui permet de distinguer le vrai et le faux qui s'exerce bien ou mal selon l'usage qu'on en fait. Un préjugé c'est donc une idée reçue, une opinion qu'on croit fondée, réfléchie mais qui ne l'est pas. Le préjugé sous-tend souvent une coloration négative. Ainsi l'on dira, « il est bourré de préjugés. » Cependant, il semble nécessaire pour vivre de s'appuyer au moins un temps sur les préjugés. Pensons ainsi à l'enfant qui ne peut faire l'économie de préjugés dès lors que la faculté de juger est en cours de formation. On jugerait ainsi nécessairement à partir de préjugés. La question de la lutte des préjugés apparaît comme nécessaire dès lors qu'elle serait constitutive du jugement.

Le sujet pose la question de l’origine de l’influence que peut avoir nos idées préconçues sur nous, notre manière de penser, d’appréhender les choses qui nous entourent. Les préjugés sont les idées ou les opinions reçues comme valables par l’individu alors même qu’elles ne sont pas fondées, justifiées. L’absence de justification peut provenir du caractère subjectif et donc relatif d’une idée, dans le cas de la sensation l’individu prend un risque s’il considère valables ses sensations sans les analyser ni les critiquer. Le terme de préjugés n’indique pas une simple absence de jugement mais un jugement hâtif non consolidé. Il s’avère alors difficile de distinguer les frontières qui séparent le jugement du préjugé. Le préjugé peut être conçu comme étant une espèce du jugement mais indéfini, infondé. L’individu s’arrêtant à ses préjugés ne parcoure pas toutes les étapes qui mènent au jugement objectif parmi lesquelles nous trouvons l’analyse, la réflexion etc. En ce sens les préjugés ne sont pas des jugements valables parce qu’ils peuvent être porteurs d’erreur. C’est cette caractéristique qui rend problématique la « force des préjugés ». Comment ce qui est infondé, porteur d’erreur, peut-il exercer une influence sur l’esprit humain ? Quelle est la raison de cette influence ? Dans un sens fort la force n’est pas seulement influence, celle-ci en effet peut être combattue, elle peut être comprise comme soumission de l’esprit à ses préjugés. La deuxième difficulté porte sur l’attribution d’une force aux préjugés. Comment les préjugés peuvent-ils par eux-mêmes avoir une force ? Cette force ne leur est-elle pas attribuée de l’extérieur ? La troisième difficulté concerne le caractère incontournable des préjugés : comment la science est-elle possible si l’esprit ne peut se passer de préjugés ?



   Définition des termes et problématisation : Le sujet pose la question de l'origine de l'influence que peut avoir nos idées préconçues sur nous, notre manière de penser, d'appréhender les choses qui nous entourent. Les préjugés sont les idées ou les opinions reçues comme valables par l'individu alors même qu'elles ne sont pas fondées, justifiées. L'absence de justification peut provenir du caractère subjectif et donc relatif d'une idée, dans le cas de la sensation l'individu prend un risque s'il considère valables ses sensations sans les analyser ni les critiquer. Le terme de préjugés n'indique pas une simple absence de jugement mais un jugement hâtif non consolidé. Il s'avère alors difficile de distinguer les frontières qui séparent le jugement du préjugé. Le préjugé peut être conçu comme étant une espèce du jugement mais indéfini, infondé.


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Corrigé : D'où vient la force des préjugés ?
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Corrigé consulté par :
  • mmf (Hors-ligne), le 15/05/2012 à 15H16.
  • texe (Hors-ligne), le 16/03/2011 à 16H14.
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  • Koala43430 (Hors-ligne), le 03/11/2009 à 03H22.
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    Problématique

    POUR DÉMARRER
     

     Où s'originent la puissance et le pouvoir des opinions admises sans critique, sans examen rationnel ? Quelle est la base psychique, mais aussi sociologique, etc., de ce qui est jugé d'avance, avant même qu'on se soit instruit ? Quelle est la source de la force du jugement de valeur non fondé objectivement ? Un sujet qui vous interroge sur un phénomène paradoxal pour la raison, phénomène qui très souvent guide l'action de sociétés entières comme celle de l'individu.
     
     CONSEILS PRATIQUES
     

     Demandez-vous si le préjugé ne s'enracine pas dans l'enfance, dans le milieu social, dans un ensemble culturel rendant compte de sa violence. Le penchant de l'homme à la passivité, son ignorance de lui-même, autant de facteurs permettant de comprendre la triste puissance de tant de préjugés. Réfléchissez bien sur la « prévention » dont nous parle Descartes (Discours de la méthode), cette persistance, dans la pensée, de jugements irréfléchis portés durant l'enfance et s'imposant encore à nous. Utilisez un plan progressif, dans lequel vous explorerez les différentes puissances qui ont sculpté notre moi et qui s'opposent à l'examen méthodique et rationnel des jugements.
     



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