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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Dans les cas de demi-lucidité, il aime cette recherche même du passé dans le présent : il aime alors l'amour, ce qui n'est pas aimer Hobbes, Léviathan Nous trouvons (...) dans la nature humaine trois principales causes de discorde : tout d'abord, la Compétition ; en second lieu, la Défiance ; et, en troisième lieu, la Gloire. La première pousse les hommes à s'attaquer en vue du Gain, la seconde en vue de la Sécurité, et la troisième en vue de la Réputation. La Compétition fait employer la Violence pour se rendre Maître de la personne des autres, de leurs femmes, de leurs enfants, de leurs troupeaux ; la Défiance la fait employer pour se défendre ; la Gloire pour des riens : en un mot, un sourire, une différence d'opinion, un autre signe quelconque de dépréciation dirigée directement contre Soi ou indirectement contre sa Famille, ses Amis, son Pays, sa Profession ou son Nom. Hors des États Civils il y a perpétuellement Guerre de chacun contre chacun. Il est donc ainsi manifeste que, tant que les hommes vivent sans une Puissance commune qui les maintienne tous en crainte, ils sont dans cette condition que l'on appelle Guerre, et qui est la guerre de chacun contre chacun. La GUERRE ne consiste pas seulement en effet dans la bataille ou dans le fait d'en venir aux mains, mais elle existe tout le temps que la volonté de se battre est suffisamment avérée ; la notion de Temps est donc à considérer dans la nature de la Guerre, comme elle l'est dans la nature du Beau et du Mauvais Temps. Car, de même que la nature du Mauvais Temps ne réside pas seulement dans une ou deux averses, mais dans une tendance à la pluie pendant plusieurs jours consécutifs, de même la nature de la Guerre ne consiste pas seulement dans le fait actuel de se battre, mais dans une disposition reconnue à se battre pendant tout le temps qu'il n'y a pas assurance du contraire. Transition : après avoir proposé une description des processus violents et une explication de leurs origines, il faut maintenant mesurer le degré de nécessité des éléments mis en évidence - fonctionnement des systèmes de pouvoir, caractère incontrôlable des mouvements passionnels : ces éléments sont-ils indépassables ? II.
Corrigé directement accessible
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La violence est un usage de la force portant atteinte à autrui, que ce soit physiquement – la violence d’un coup – ou moralement – la violence d’une attitude, d’une parole. On peut également envisager la violence dans un cadre politique : la violence est alors un usage de la force assumé par le pouvoir officiel, souvent dans le but d’obtenir un résultat auquel d’autres moyens plus doux ne seraient pas parvenus. Le sujet porte ici sur la pertinence de la position qui envisagerait la violence comme un mal nécessaire. La violence est donc présupposée comme étant un mal – la perspective prise sur elle n’est pas neutre. Mais il faut s’arrêter sur l’expression « mal nécessaire ». Dans le langage courant, elle désigne un acte désagréable, voire violent ou répugnant, dont on ne peut pourtant se passer pour parvenir à une fin que l’on considère comme bonne. Il y aurait donc dans la formulation du sujet l’idée que la violence a quelque chose d’inévitable, d’inéluctable, d’autant plus que le sens philosophique du mot « nécessaire » est un sens fort, puisque ce mot s’applique à ce qui ne peut pas ne pas être, ni être autrement.
La question porte donc sur la nature de la violence prise sous un angle déjà bien défini. Pour mesurer la pertinence de cet angle, on pourra s’interroger sur l’origine de la violence - donc sur ce qui explique son existence, ce qui devrait permettre de décider si elle est nécessaire ou évitable -, mais aussi sur son efficace – la violence apparaîtrait alors comme un mode de comportement doté d’une puissance d’action forte qui justifierait qu’on y ait recours dans certains cas.
La réponse à ces questions peut être recherchée aussi bien dans le domaine de la philosophie de la conduite de la vie individuelle que dans la philosophie politique – la violence n’étant peut être pas à considérer de la même façon dans ces deux domaines. Il faudra donc tenter d’expliquer le phénomène de la violence, dans ces deux domaines, et voir si – et à quelles conditions – elle peut être envisagée comme inévitable et nécessaire.
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