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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- violence : Du latin violentia, "abus de la force". A l'origine, le terme désigne le fait "d'agir sur quelqu'un ou de le faire agir contre sa volonté, en employant la force ou l'intimidation.
- moyen : Ce qui sert à la réalisation d'une fin: "La fin justifie les moyens."
- politique : 1) comme adjectif, qui a rapport aux affaires publiques, à l'État. 2) Comme nom au féminin: science ou art de diriger les affaires publiques, de gouverner un État. 3) Comme nom masculin, personne qui gouverne.
Extrait du corrigé : Cette occasion que vous tend la Fortune, elle s'envole ! C'est en vain qu'une fois envolée, on cherche à la ressaisir. Vous voyez que vos adversaires se préparent ; devançons leurs desseins. Celui des deux qui aura le premier repris les armes sera vainqueur » MACHIAVEL, Histoires florentines, III 13. Transition : la violence est un moyen décisif en politique en deux sens parce qu'elle est la condition de l'instauration d'une autorité et parce qu'elle exige de l'homme politique un choix crucial. Cependant si sa subordination à une fin bonne la préserve de toute critique que se passera-t-il si aucune fin ne peut plus la justifier ? Deuxième partie : Faire de la violence un moyen décisif en politique peut être périlleux parce que les moyens peuvent être disproportionnés par rapport à la fin et parce que l'on risque de confondre la force et le droit. 2.1 Les progrès techniques ont décuplé la puissance violente des Etats, sans que les fins politiques aient été adaptées. Ainsi la violence comme moyen tend à détruire la fin qui la légitimait. « Les instruments de la violence ont désormais atteint un tel point de perfection technique qu'il est devenu impossible de concevoir un but politique qui soit susceptible de correspondre à leur puissance destructive ou qui puisse justifier leur utilisation au cours d'un conflit armé [.
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Le corrigé du sujet " La violence est-elle le moyen décisif en politique ?" a obtenu la note de : aucune note
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On peut définir une cité ou un Etat comme une société dans laquelle règne la paix, en raison des lois qui permettent d'instaurer un état de droit qui s'oppose à un état de guerre. L'harmonie du politique suppose alors que la politique, qui consiste à agir au sein de l'Etat dans l'objectif de préserver la paix civile via la justice (quel que soit le sens en lequel il faut ici entendre ce terme), ne vienne pas troubler l'ordre public, et n'utilise pas des moyens qui s'opposent à la fin attendue. En effet, comment serait-il possible d'instaurer une véritable paix par la violence ? Cependant, on suppose ici que la société civile peut être harmonieusement et spontanément constituée. La violence, alors, ne concerne que le rapport à l'altérité : elle ne fait que définir le rapport entre Etats, et non le rapport d'un Etat à lui-même. Néanmoins, cette conception d'une société civile sans violence ne voit pas que l'Etat peut exercer une violence sur l'individu, et que le gouvernement, force exécutive des lois de l'Etat, doit parfois user de violence pour les faire appliquer. D'un côté, l'Etat a pour finalité la paix, mais de l'autre, il paraît que la violence est son moyen le plus efficace, donc dernier. C'est ce paradoxe qu'il nous faut développer.
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