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La violence peut-elle avoir raison ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : La violence peut-elle avoir raison ?



Publié le : 10/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

La violence peut-elle avoir raison ?
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  • violence : Du latin violentia, "abus de la force". A l'origine, le terme désigne le fait "d'agir sur quelqu'un ou de le faire agir contre sa volonté, en employant la force ou l'intimidation.
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • avoir : Tenir en sa possession. - Avoir du bien, de la fortune. - Porter sur soi. Elle avait une robe bleue avec un col blanc. - Bénéficier de, subir. Nous avons eu du soleil. Nous aurons de la pluie et du froid. - Contenir, présenter. Cette veste a deux boutons. - Mesurer. Le mur a trois mètres de longueur. - Obtenir. Mon frère vient d\'avoir son baccalauréat. - Être lié par la parenté, l\'alliance, l\'amitié. Avoir un frère, une belle-soeur. Avoir des amis. - Se distinguer par telle particularité. Avoir les yeux noirs. Avoir du charme, de l\'esprit. - Éprouver. Avoir de la peine. Avoir froid. - En avoir pour : suivi de l\'indication d\'une somme ou d\'une durée. Nous en aurons pour deux mille francs. Nous en avons encore pour trois mois. - En avoir assez : être excédé. - Quoi qu\'il en ait, malgré qu\'il en ait : malgré lui. - Avoir beau : s\'efforcer vainement de. Il a eu beau supplier, elle n\'a pas cédé. - Avoir à : devoir. J\'ai à résoudre une question difficile. - N\'avoir qu\'à : exprime qu\'une action simple suffit. Il n\'a qu\'un mot à dire et tout est résolu. - Avoir en : éprouver tel sentiment. Avoir quelqu\'un en estime. Avoir la trahison en horreur. - Il y a : il existe. Il y a un lycée dans notre ville. - Il y a : suivi d\'une indication de distance ou de durée. Il y a deux kilomètres d\'ici à la rivière. Il y a un quart d\'heure que j\'attends. - Il n\'y a qu\'à : il suffit de. - Employé comme auxiliaire pour former les temps composés. J\'ai chanté. Elle a été malade.
  • raison : Du latin ratio, « calcul », « faculté de calculer, de raisonner » (en grec logos). * Au sens subjectif : mode de penser propre à l'homme (lui-même défini comme « animal raisonnable »). * Par opposition à l'intuition : faculté de raisonner, c'est-à-dire de combiner des concepts et des jugements, de déduire des conséquences. * Par opposition à la passion ou à la folie : pouvoir de bien juger, de distinguer le vrai du faux, le bien du mal. * Par opposition à la foi : la « lumière naturelle », naturellement présente en tout homme. * Par opposition à l'expérience : faculté de fournir des principes a priori (c'est-à-dire indépendants de l'expérience)* Au sens objectif : principe d'explication, cause (exemple : les raisons d'un phénomène). * Argument destiné à légitimer un jugement ou une décision (exemple : donner ses raisons).

Analyse du sujet :

q  La violence se caractérise classiquement par sa soudaineté. Un acte violent est un acte brute qui rompt le cours habituel des choses. Selon cette compréhension du terme la violence apparaît, au moins au moment précis de sa manifestation, comme sans raison.

q  Mais cette première définition n’est pas satisfaisante. On peut s’attendre à une réaction violente soit parce que ce qui précède cette réaction justifie en partie la violence soit car nous savons que nous avons à faire à un homme violent. En effet, un homme violent sera désigné comme tel parce que l’on s’attendra de sa part à des réactions violentes. La violence n’est pas réductible à sa soudaineté, elle une atteinte à l’intégrité physique ou morale d’une personne

q  Se demander si la violence peut avoir raison permet de prendre sur la violence deux points de vue :

q  La violence en tant qu’elle a des raisons. Ces raisons peuvent être des motivations qui expliquent voire excusent celui qui commet un acte de violence.

q  D’un second point de vue, la violence peut être un moyen pour viser une fin et puiser sa légitimité dans cette fin.

q  en tant que conséquence, la violence en tant que moyen. La violence peut-elle être justifié par sa fin, peut-elle justifier par sa cause : avoir eu raison rétrospectivement, la violence rationnelle. La violence d’institution (monopole d’Etat et justification de cette violence).

Problématisation :

                        La question posée dans ce sujet revient à se demander si la violence peut être justifiée, soit en tant que moyen et au nom d’une fin, soit en tant que conséquence d’une action passée. L’usage de la violence occupe dans l’histoire, un rôle essentiel. Abandonner la raison de la violence, c’est condamner toute violence en tant que violence. Ce jugement tout aussi séduisant soit-il, est-il légitime ? Peut-on avoir raison d’user de la violence ?



Tout le problème du passage à l'Etat est dans la manière de dépasser, de corriger ou de composer avec cette violence. Freud, par exemple, pense la conservation dans l'inconscient de ces pulsions violentes que l'éducation doit prendre en compte. Brider ces pulsions n'est pas une solution, elles doivent nécessairement être évacuées. C'est parce que la nature humaine est initialement violente qu'on a pu dire que les rapports sociaux et politiques étaient la guerre continuée par d'autres moyens. Mais, assimiler la violence à une nature et à un  laisser-aller de cette nature ne rend pas compte des raisons de la violence.

  • b)                 Tout d'abord, on use parfois de violence en réaction à des violences précédentes. On applique la loi du talion « oeil pour oeil », ce qui peut donner naissance à un cercle sans fin de la violence, ne dit-on pas la « violence engendre la violence ». A ce titre la violence n'aboutit à rien d'autre qu'elle-même, elle est donc absurde.
  • c)                  Mais si elle est absurde,  on peut malgré tout l'expliquer par des causes. Par exemple, l'usage de la violence pour se défendre.



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Corrigé consulté par :
  • pep-237681 (Hors-ligne), le 30/04/2014 à 30H21.
  • malalane-233153 (Hors-ligne), le 10/03/2014 à 10H21.
  • emma-231096 (Hors-ligne), le 16/02/2014 à 16H15.
  • valeddy000 (Hors-ligne), le 11/01/2012 à 11H07.
  • C28416 (Hors-ligne), le 03/04/2009 à 03H18.
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    Problématique

    Elle est le révélateur, ce qui déclenche soudainement un processus rationnel caché. Le doute des Justes dans la pièce de Camus concernant la légitimité de la violence révolutionnaire pose un problème moral éminent. La violence peut-elle se justifier par la Cause, cause qui est souvent une fin dont on n'est pas sûr que la violence nous permette de l'atteindre. De plus si cette cause échoue, la violence perd-elle toute justification ? Faut-il attendre la résolution du conflit pour savoir si la violence était justifiée ? La violence justifiée n'est-elle pas toujours celle du vainqueur ? 3. La violence d'institution. a) La violence est un moyen de l'Etat. Max Weber dans le Savant et le politique écrit : « Il faut concevoir l'État contemporain comme une communauté humaine qui, dans les limites d'un territoire déterminé [...], revendique avec succès pour son propre compte le monopole de la violence physique légitime. ».

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    « La violence se donne toujours pour une contre-violence, c'est-à-dire pour une riposte à la violence de l'Autre. » Sartre, Critique de la raison dialectique, 1960.

    Ajouté par webmaster

    (...) je sais que la Non-violence est infiniment supérieure à la violence, que le pardon est plus viril que le châtiment. Le pardon est la parure du soldat (...) Non-violence n'est pas soumission bénévole au malfaisant. Non-violence oppose toute la force de l'âme à la volonté du tyran (...) Non-violence est souffrance consciente (...) La religion de la Non-violence n'est pas seulement pour les saints, elle est pour le commun des hommes. C'est la loi de notre espèce, comme la violence est la loi de la brute., R. ROLLAND, Mahatma Gandhi, p. 54-55 (Trad. de GANDHI, 1923).

    Ajouté par webmaster

    (...) l'homme peut dire : «Mes sentiments, mon angoisse, ma nausée, ma mort». Il ne peut dire : «ma raison», mais seulement : «la Raison», la Raison étant commune à tous, et même, semble-t-il, présente dans les choses, dont elle constitue la structure. La Raison est toujours extériorité, nécessité, toujours elle semble découverte en ce qui n'est pas nous., Ferdinand ALQUIÉ, Deucalion, I.

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    (...) lorsqu'elle -(la volupté) est en son plus grand effort, elle nous maîtrise de façon que la raison n'y peut avoir accès (...), MONTAIGNE, Essais, II, XI.

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    PLOTIN: «Si l'âme est une raison, que peut-elle recevoir en elle sinon une raison sans paroles?...»

    Ajouté par webmaster

    LA JUSTICE ET LA VIOLENCE "L'état de nature est plutôt l'état de l'injustice, de la violence, de l'instinct naturel déchaîné, des actions et des sentiments inhumains." Hegel, La Raison dans l'histoire, 1830.

    Ajouté par webmaster

    J'accuse toute violence en l'éducation d'une âme tendre (...) ce qui ne se peut faire par la raison, et par prudence et adresse, ne se fait jamais par la force., MONTAIGNE, Essais, II, VIII.

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    Le socialiste par raison peut avoir tous les défauts du riche; le socialiste par sentiment doit avoir toutes les vertus du pauvre., J. RENARD, Journal, 9 janv. 1905.

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    Le rapport de la raison et de l'ordre est extrême. L'ordre ne peut être remis dans les choses que par la raison, ni être entendu que par elle. Il est ami de la raison et son propre objet., BOSSUET, Traité de la connaissance de Dieu..., I, VIII.

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    Quelle est la couleur de la tomate ?

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