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Extrait du corrigé :VIOLENCE (lat. vis, force, violence)
Gén. Force impétueuse au propre comme au figuré.
Phi. pol. Emploi illégitime ou du moins illégal de la force. L'application du droit par la force n'est pas à proprement parler une violence (on évoque ainsi la violence policière quand les forces de police bafouent le droit au lieu de le faire appliquer). L'expression de « violence légitime » semble donc paradoxale.
Corrigé de 1899 mots (soit 3 pages) directement accessible
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La violence doit être tout d’abord distinguée de la force. La force s’exerce en effet dans le respect des normes des conventions et de la légalité. La violence, elle, est instinctive et passionnelle par nature, elle épouvante massacre égorge et supplicie, elle bouleverse tout dans la confusion. Une image disciplinée est l’image typique de la force, une masse soulevée et tumultueuse est celle de la violence.
Difficile dés lors d’envisager une société qui laisserait s’exprimer la violence sans que cette société risque à tout moment de se dissoudre. La violence a le caractère du chaos absolu, d’imprévisibilité totale, elle est l’avatar de l’arbitraire, de l’injuste et du désordre.
La violence semble pourtant constitutive sinon de la nature du moins de la condition humaine. Doit-on tenter de la supprimer intégralement ou a-t-elle un rôle à jouer dans l’existence humaine. Le fait qu’il y ait violence dans les rapports humains, est-ce le signe qu’elle est constitutive de la nature, ou est-ce à chaque fois l’expression d’une tendance destructrice et nocive à l’humanité ?
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