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Sujet : Violence et vérité sont-elles nécessairement incompatibles ?

Définitions des termes :
  • violence : Du latin violentia, "abus de la force". A l'origine, le terme désigne le fait "d'agir sur quelqu'un ou de le faire agir contre sa volonté, en employant la force ou l'intimidation.
  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
  • nécessaire : * Est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être, ou être autrement. S'oppose à contingent. * Sur le plan logique, est nécessaire ce qui est universellement vrai, sans remise en cause possible.

Extrait du corrigé : Mais le langage ne donne pas nécessairement lieu au dialogue ; peut-être même cette possibilité n'est-elle qu'exceptionnelle et requiert-elle une volonté lucide de s'engager dans une voie différente, où le succès n'est pas assuré. On peut à bon droit parler d'un usage violent du langage lorsque ce dernier est réduit à l'état d'instrument pour le triomphe d'une force ; lorsqu'il ne fonctionne plus lui-même que comme une force jetée, en raison de son efficacité spécifique (dont les politiques sont assez conscients), contre d'autres forces. On a cité l'exemple de la politique, mais il y en aurait bien d'autres. Alain avait soigneusement recensé, sous le nom de bourgeois, tous ces hommes qui « vivent de persuader » : le notaire, le médecin, l'enfant:, l'homme politique n'est pas le seul à connaître le pouvoir des signes et à l'utiliser. [ La violence peut être un moyen de faire triompher la vérité. De fait, l'éclatement de la vérité fait violence aux opinions reçues.]   L'opinion ne change pas aisément d'avis Les hommes tiennent à leurs opinions. Souvent l'on préfère une illusion rassurante à une vérité dérangeante. Ainsi, la vérité s'impose souvent dans la violence. Se désillusionner, c'est se faire violence.

	Violence et vérité sont-elles nécessairement incompatibles	?

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