NoCopy.net

LE SITE D'AIDE A LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Faut-il voir toutes choses « sous l'aspect de ... Pourquoi y a-t-il un devoir de mémoire ? >>


Partager

La vision constitue-t-elle le modèle de toute connaissance ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : La vision constitue-t-elle le modèle de toute connaissance ?



Publié le : 18/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

La vision constitue-t-elle le modèle de toute connaissance ?
Zoom

La vision est le premier sens qui nous semble le plus évident. Voir quelque chose nous permet d’accéder immédiatement à sa connaissance grâce à notre perception. Lorsque nous voyons quelque chose pour la première fois son image se fixe dans notre mémoire et lui attribue par défaut une catégorie en attendant d’avoir une confirmation ou une infirmation grâce à d’autres éléments. Ainsi, la connaissance par la vision paraît-elle assez proche de toute connaissance. Lorsqu’on cherche à connaître un objet on le prend d’abord sous sa forme apparente avant de lui attribuer une existence plus rationnelle et réfléchie. Ne faisons nous pas de même pour la vision? Cependant il ne faut pas oublier que la vision est un sens au même titre que le toucher ou l’ouie il peut nous induire en erreur. Si nous nous basons sur la vision pour apprendre à connaître les objets, ne risquons-nous pas d’être trompé plus facilement? L’illusion des apparences n’est elle pas la plus fréquente des erreurs? Ne pouvons nous pas concevoir un modèle de connaissance qui éviterait ces pièges et nous procurerait a priori des certitudes ? Devons-nous nécessairement passer par une approche de l’inconnu pour enfin connaître un objet?



Que toute notre connaissance commence avec l'expérience, cela ne soulève aucun doute. En effet, par quoi notre pouvoir de connaître pourrait-il être éveillé et mis en action, si ce n'est par des objets qui frappent nos sens et qui, d'une part, produisent par eux-mêmes des représentations et d'autre part, mettent en mouvement notre faculté intellectuelle, afin qu'elle compare, lie ou sépare ces représentations, et travaille ainsi la matière brute des impressions sensibles pour en tirer une connaissance des objets, celle qu'on nomme l'expérience ? Ainsi, chronologiquement, aucune connaissance ne précède en nous l'expérience et c'est avec elle que toutes commencent. Mais si toute notre connaissance débute AVEC l'expérience, cela ne prouve pas qu'elle dérive toute DE l'expérience, car il se pourrait bien que même notre connaissance par expérience fût un composé de ce que nous recevons des impressions sensibles et de ce que notre propre pouvoir de connaître (simplement excité par des impressions sensibles) produit de lui-même : addition que nous ne distinguons pas de la matière première jusqu'à ce que notre attention y ait été portée par un long exercice qui nous ait appris à l'en séparer. C'est donc au moins une question qui exige encore un examen plus approfondi et que l'on ne saurait résoudre du premier coup d'oeil, que celle de savoir s'il y a une connaissance de ce genre, indépendante de l'expérience et même de toutes les impressions des sens. De telles connaissances sont appelées a priori et on les distingue des empiriques qui ont leur source a posteriori, à savoir dans l'expérience. Cette expression n'est pourtant pas encore suffisamment déterminée pour marquer tout le sens contenu dans la question proposée. Car on dit bien - et l'usage le veut - de maintes connaissances sorties de sources expérimentales, que nous en sommes capables ou que nous les avons a priori, parce que ce n'est pas immédiatement de l'expérience que nous les dérivons, mais d'une règle générale, que nous avons toutefois elle-même empruntée à l'expérience. C'est ainsi qu'on dit de quelqu'un qui a sapé les fondements de sa maison, qu'il pouvait bien savoir a priori qu'elle s'écroulerait, c'est-à-dire qu'il n'avait pas besoin pour le savoir d'attendre cette expérience, l'écroulement réel. Il ne pouvait pourtant pas le savoir entièrement a priori.


Signaler un abus

administration
Ajouter au panierAbonnementEchange gratuit

Corrigé : Corrigé de 2315 mots (soit 4 pages) directement accessible
» VOIR LE DETAIL

Le corrigé du sujet "La vision constitue-t-elle le modèle de toute connaissance ?" a obtenu la note de :

5.1 / 10

Corrigé consulté par :
  • fm-219867 (Hors-ligne), le 10/11/2013 é 10H22.
  • Laura070799-217759 (Hors-ligne), le 02/11/2013 é 02H10.
  • Cacher les ressources gratuites

    Problématique

    C'est par l'observation avant tout que l'on acquiert des connaissances. La vision est donc le modèle naturel de la connaissance humaine. Mais, l'observation, l'expérience ne se réduisent pas à la vision. La connaissance requiert surtout l'intervention de la raison.

    Ajouté par Emmanuel9082

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    Quelle est la couleur de la tomate ?

    Avertissement de respect de copyright. Respect des régles orthographique (pas de langage SMS).



    Ressource précédenteRessource suivante

    150000 corrigés de dissertation en philosophie

     Maths
     Philosophie
     Littérature
     QCM de culture générale
     Histoire
     Géographie
     Droit