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Sujet : Vouloir est-ce plus fort que désirer ?

Définitions des termes :
  • vouloir : La volonté se définit comme la faculté de choix : pouvoir de se déterminer librement à agir ou à s'abstenir d'agir, en vertu de motifs. La volonté implique une délibération consciente : par ce trait, l'acte volontaire s'oppose à l'acte qui procède de l'instinct, de l'impulsion, d'un réflexe ou d'une habitude. Vouloir, c'est donc poursuivre une fin déterminée et conscient. On peut déjà noter que la volonté inclue également une faculté de représentation.
  • plus : d'avantage, un surcroît, un supplément.
  • force : a) Principe de puissance ou d'action. b) Par opposition au droit: recours à la contrainte pour faire respect un pouvoir illégitime. c) Droit du plus fort: conception qui fait reposer l'autorité du chef sur sa supériorité physique. d) Fort: qui possède la force au sens fort ou au figuré. Opposé à faible.
  • désirer : Tendre vers un objet que l'on se représente comme source possible de satisfaction ou de plaisir.

Extrait du corrigé : La troisième est la partie rationnelle et elle passe par le calcul raisonné. Ainsi, nous pourrions dire que vouloir est plus fort que désirer au sens où le désir renvoie à la partie concupiscente de l'âme, qui dépend des choses sensibles. Le désir serait ce qui varie selon les excitations extérieures, ce qui se porte d'un objet à l'autre au gré des sollicitations ; en cela, il serait faible, car dépendant d'autre chose que de lui-même et inconstant. À l'inverse, la partie intellective et rationnelle de l'âme voudrait au sens propre, c'est-à-dire déciderait d'elle-même, de manière ferme et constante. Cette distinction entre les mobiles est suggérée par Kant : le désir suit le plaisir matériel, quand la volonté est respect de la loi universelle et rationnelle. Quoi qu'il en soit, le vouloir apparaît ici comme plus fort, c'est-à-dire plus assuré, plus ferme, plus constant. Alors que le désir est sourdement ressenti dans tout le corps, notamment sous la forme de la pulsion sexuelle, la volonté se manifeste clairement dans un « je veux ».   II - Les forces en présence               Le rapport que nous venons de mettre à jour entre volonté et désir s'apparente à la thèse cartésienne. En effet, pour Descartes, la volonté est une des modalités de la pensée et elle consiste à juger du vrai à partir des idées de l'entendement ; le désir, au contraire, est une passion, c'est-à-dire l'effet dans l'âme de mouvements physiques. De ce point de vue-là, vouloir est plus fort parce qu'il s'agit d'un acte autonome, libre et raisonnable.

	Vouloir est-ce plus fort que désirer	?

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Définitions

  • vouloir : La volonté se définit comme la faculté de choix : pouvoir de se déterminer librement à agir ou à s'abstenir d'agir, en vertu de motifs. La volonté implique une délibération consciente : par ce trait, l'acte volontaire s'oppose à l'acte qui procède de l'instinct, de l'impulsion, d'un réflexe ou d'une habitude. Vouloir, c'est donc poursuivre une fin déterminée et conscient. On peut déjà noter que la volonté inclue également une faculté de représentation.
  • plus : d'avantage, un surcroît, un supplément.
  • force : a) Principe de puissance ou d'action. b) Par opposition au droit: recours à la contrainte pour faire respect un pouvoir illégitime. c) Droit du plus fort: conception qui fait reposer l'autorité du chef sur sa supériorité physique. d) Fort: qui possède la force au sens fort ou au figuré. Opposé à faible.
  • désirer : Tendre vers un objet que l'on se représente comme source possible de satisfaction ou de plaisir.

Problématique

Notre sujet nous interroge sur le rapport entre volonté et désir du point de vue de leur force. Or, que devons-nous entendre par-là ? S’agit-il d’une intensité accrue, au sens où vouloir quelque chose reviendrait à le désirer plus ? Mais que peut alors signifier ce « plus » ? Nous verrons qu’il peut se comprendre grâce à la constance, la fermeté ou la résolution de la volonté, par rapport à l’aspect aléatoire du désir. Toutefois, le désir ne possède-t-il pas une puissance de « décharge », qui en fait une force comparable à la volonté ? Ainsi, si la volonté tente d’arraisonner le désir, ne fait-elle pas alors l’aveu d’une force propre au désir ? Enfin, nous nous interrogerons sur la pertinence d’une opposition entre volonté et désir : en effet, si la volonté semble renvoyer à la possibilité de vouloir ou de ne pas vouloir, peut-on penser à l’inverse qu’elle ne puisse pas faire taire le désir, en considérant le fait que vouloir ne pas vouloir, c’est désirer quelque chose ?



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