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Sujet : Vouloir le meilleur est-ce nécessairement le suivre ?

Définitions des termes :
  • vouloir : La volonté se définit comme la faculté de choix : pouvoir de se déterminer librement à agir ou à s'abstenir d'agir, en vertu de motifs. La volonté implique une délibération consciente : par ce trait, l'acte volontaire s'oppose à l'acte qui procède de l'instinct, de l'impulsion, d'un réflexe ou d'une habitude. Vouloir, c'est donc poursuivre une fin déterminée et conscient. On peut déjà noter que la volonté inclue également une faculté de représentation.
  • meilleur : 1. Supérieur, préférable, digne d'être choisi : pour LEIBNIZ, le meilleur repose sur une sorte de principe d'économie dans l'appropriation des moyens à la fin ; il correspond au maximum d'effets avec le minimum de dépenses ; dans le domaine moral le meilleur est le minimum de mal pour le maximum de bien. 2. Meilleur des mondes possibles : pour LEIBNIZ, Dieu ne crée pas les essences qui tendent toutes avec un droit égal à l'existence ; les existences ne sont pas toutes compossibles ; toute combinaison de compossibles est un monde possible ; le meilleur des mondes est celui « par lequel se réalise la plus grande production de possibles ». 3. Principe du meilleur : pour LEIBNIZ, principe selon lequel Dieu choisit toujours le meilleur, bien qu'il soit totalement libre (c'est une cause inclinante et non nécessitante).
  • nécessaire : * Est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être, ou être autrement. S'oppose à contingent. * Sur le plan logique, est nécessaire ce qui est universellement vrai, sans remise en cause possible.

Extrait du corrigé : b) le meilleur en quoi ! (Question des moyens, et de leur adéquation plus ou moins grande à la fin visée).Saisir le meilleur, c'est d'abord avoir procédé à une détermination de l'objectif à atteindre, et ensuite avoir envisagé plusieurs conduites, pour les comparer. Le meilleur alors est ce qui résulte d'une mise à l'épreuve comparative de chacune des conduites envisagées, en vue de savoir laquelle est la plus adéquate pour atteindre le but visé.- La réflexion doit envisager la limite de cette détermination du meilleur dans la régulation de l'action. Si la connaissance du meilleur ne suffit pas pour régler l'action, d'elle seule, c'est qu'elle peut coexister en moi avec des tendances qui la relativisent ou m'empêchent de la suivre. L'idéal de sagesse propre aux philosophes grecs assignait à l'action un préalable permettant de l'éclairer : la connaissance rationnelle. C'est ainsi, par exemple, qu'il conduit à distinguer le désir et la volonté, cette dernière enveloppant une connaissance réflexive comme préliminaire à la décision d'agir* Application de la question à un exemple.- Si par exemple j'éprouve un réel plaisir à boire du Bordeaux rouge et qu'il m'est permis de le faire, le plaisir ainsi éprouvé, et non autre chose, est le but clairement défini et recherché de mon action présente. Si je sais par ailleurs qu'au-delà de deux verres de Bordeaux rouge je suis pris de nausée, il est évident pour moi que le meilleur est de boire deux verres, c'est-à-dire un optimum et non pas un maximum. (Cet optimum est de deux verres pour moi, trois peut-être pour une autre personne).

	Vouloir le meilleur est-ce nécessairement le suivre 	?

Corrigé : 	Vouloir le meilleur est-ce nécessairement le suivre 	? Corrigé de 769 mots (soit 2 pages) directement accessible

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