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Extrait du corrigé : , 1106 a). ÉPICURE lui-même fait consister le bonheur dans l'absence de douleur et la tranquillité de l'âme : « ne pas souffrir dans son corps et ne pas être troublé dans son âme », telle est selon lui la vraie félicité et, tout comme PLATON, il déclare que, même soumis à la torture, jusque dans le taureau de bronze où le tyran Phalaris le fait brûler à petit feu, le sage est encore heureux. Quant aux Stoïciens, on sait que c'était un axiome de leur morale que « le sage seul est heureux ». La plupart des métaphysiciens modernes s'expriment de même. « Les devoirs que chacun se doit à soi-même, écrit MALEBRANCHE à la fin de son Traité de Morale (II, chap. 14), peuvent se réduire en général à travailler à notre bonheur et à notre perfection », le bonheur consistant dans « la jouissance de plaisirs capables de contenter un esprit fait pour posséder le souverain bien ». LEIBNIZ (Nouv. Essais, liv. I, chap. II) déclare que « la nature a mis dans tous les hommes l'envie d'être heureux » et que cette tendance innée coïncide avec l'inclination vers le bien.
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